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Actualités - Opinion

Citoyen grognon Meurtrières pâtisseries d’Anne-Marie el-Hage

Mourir après avoir mangé un éclair avarié... Il faut être au Liban pour que cela arrive et plus exactement dans le village de Sindiyana, dans le Akkar. Là-bas, le consommateur ne bénéficie d’aucune protection officielle. Pas la moindre structure qui surveille la production alimentaire, ni même les aliments périmés ou avariés. Le petit Mohammad n’aura pas survécu à l’intoxication alimentaire qui a également touché une soixantaine de personnes à Jabal Akroum, Wadi Khaled et Fneidek. Le problème est que ce genre d’intoxication n’est pas rare, mais touche régulièrement les citoyens, au même titre que les touristes, qui se hasardent à manger dans un quelconque restaurant ou à acheter des aliments prêts à consommer, ici ou là. La liste des empoisonnements collectifs est longue. Également longue est la liste des restaurants, hôtels et lieux où les citoyens ont été intoxiqués à diverses occasions. Sont mis en cause non seulement de petits restaurateurs ou de médiocres pâtissiers de villages perdus de montagne, mais également de grands noms de la restauration et de l’hôtellerie. Des laboratoires privés ont bien tiré la sonnette d’alarme à plusieurs reprises, invitant les autorités à prendre des mesures strictes pour contrôler la production de produits laitiers plus particulièrement, et de produits alimentaires de manière plus générale. Mais rien n’y fait. On continue de fabriquer et de distribuer des aliments sans le moindre respect des normes d’hygiène et sans prendre en compte les risques de contamination. On continue de faire fi des règles les plus élémentaires de transport et de stockage des marchandises. La chaîne du froid est rompue ? Mais qui s’en soucie chez nous ? On peut parier que la plupart des producteurs artisanaux ne savent même pas ce que chaîne du froid signifie... alors que les autorités pratiquent la politique de l’autruche, tout en laissant faire, impuissantes. Certes, à l’occasion d’un empoisonnement collectif, elles se réveillent quelque peu de leur léthargie, ces autorités, effectuant quelques arrestations, remuant beaucoup de vent pour des prunes, avant de se replonger dans cette inertie qui les caractérise si bien. Dans ces conditions, d’autres petits Mohammad perdront la vie et des milliers de citoyens passeront de longues nuits à se tordre de douleur dans les hôpitaux. Mais y a-t-il quelqu’un pour s’en inquiéter une bonne fois pour toutes ?
Mourir après avoir mangé un éclair avarié... Il faut être au Liban pour que cela arrive et plus exactement dans le village de Sindiyana, dans le Akkar. Là-bas, le consommateur ne bénéficie d’aucune protection officielle. Pas la moindre structure qui surveille la production alimentaire, ni même les aliments périmés ou avariés. Le petit Mohammad n’aura pas survécu à l’intoxication alimentaire qui a également touché une soixantaine de personnes à Jabal Akroum, Wadi Khaled et Fneidek.
Le problème est que ce genre d’intoxication n’est pas rare, mais touche régulièrement les citoyens, au même titre que les touristes, qui se hasardent à manger dans un quelconque restaurant ou à acheter des aliments prêts à consommer, ici ou là.
La liste des empoisonnements collectifs est longue. Également longue est la...