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Réconciliation Sfeir : Les divergences n’empêchent pas le respect de l’autre

Tout en reconnaissant qu’il est impossible que les Libanais s’entendent sur un même avis, le patriarche maronite, le cardinal Nasrallah Sfeir, a mis l’accent sur les efforts déployés en vue d’une réconciliation intermaronite. Le patriarche maronite, le cardinal Nasrallah Sfeir, prend l’avion aujourd’hui pour Rome où il doit participer au synode des évêques et des cardinaux. Avant son départ, ses activités étaient essentiellement axées sur les efforts de réconciliation au sein de la communauté chrétienne. À cet effet, il s’est rendu mardi à Baabda auprès du président Michel Sleiman. Dans sa déclaration à la presse, le patriarche a expliqué qu’il a exposé l’objet de sa visite à Rome au président, qui lui a, à son tour, communiqué les résultats de sa visite à New York et à Washington. Il s’est dit consterné ensuite par l’attentat de Tripoli et rappelé celui qui s’était produit quelques jours auparavant à Damas, avant d’exprimer l’espoir d’un retour au calme et d’une réconciliation générale au Liban. « Il existe effectivement une divergence de vues et des différences dans les positions, mais cela n’empêche pas l’entente et le respect dans les déclarations et les positions de l’autre », a-t-il dit. Prié de commenter les propos du président syrien, Bachar el-Assad, selon lesquels le Liban-Nord constitue un danger et un foyer de terrorisme, Mgr Sfeir a répondu : « Là où s’instaure le chaos, le terrorisme et les attentats s’installent, ils constituent effectivement un danger. » Après avoir exprimé l’espoir d’une réconciliation entre les maronites, le patriarche a reconnu qu’il est impossible que les Libanais s’entendent sur un même avis. « L’important, a-t-il dit, est qu’ils ne se lancent pas des attaques, comme c’est le cas aujourd’hui. » Mgr Sfeir a en outre mis l’accent sur le rapprochement effectué au sein d’autres communautés libanaises, jugeant nécessaire que les maronites en fassent autant. Sans vouloir donner de précisions sur la teneur de sa conversation avec le président au sujet des démarches envisagées en vue d’une réconciliation interchrétienne, Mgr Sfeir a rappelé que Bkerké avait engagé une action en ce sens. « Mais lorsque nous sommes arrivés aux points essentiels, chacune des parties concernées s’est dérobée sous différents prétextes », a-t-il précisé, soulignant que le patriarcat entend reprendre cette action « au moment opportun ». Il a en outre rejeté les accusations relatives à un parti pris de Bkerké. En réponse à une question, il a affirmé « bénir » toute réconciliation, où qu’elle ait lieu, soulignant que « Bkerké ne peut exercer des pressions sur personne, si quelqu’un veut le tenir à l’écart ». Prié de dire si cela signifie que la réconciliation intermaronite aura lieu au palais présidentiel, sous l’égide du patriarcat, il a répondu : « Nous n’en sommes pas encore là. Nous nous efforçons en premier lieu de parvenir à la réconciliation. Nous verrons plus tard où et comment elle aura lieu. »
Tout en reconnaissant qu’il est impossible que les Libanais s’entendent sur un même avis, le patriarche maronite, le cardinal Nasrallah Sfeir,
a mis l’accent sur les efforts déployés en vue d’une réconciliation intermaronite.
Le patriarche maronite, le cardinal Nasrallah Sfeir, prend l’avion aujourd’hui pour Rome où il doit participer au synode des évêques et des cardinaux. Avant son départ, ses activités étaient essentiellement axées sur les efforts de réconciliation au sein de la communauté chrétienne. À cet effet, il s’est rendu mardi à Baabda auprès du président Michel Sleiman.
Dans sa déclaration à la presse, le patriarche a expliqué qu’il a exposé l’objet de sa visite à Rome au président, qui lui a, à son tour, communiqué les résultats de sa visite à New York et à Washington.
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