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Actualités - Chronologie

Dialogue Volonté unanime d’étendre le champ de la réconciliation

Les milieux politiques locaux, toutes tendances confondues, applaudissent au processus de détente entamé depuis peu, le 14 Mars insistant sur la primauté de l’État en tant qu’autorité de référence. Le vice-président du Renouveau démocratique, l’ancien député Camille Ziadé, a souligné la nécessité d’étendre l’atmosphère des réconciliations à « toutes les régions, notamment chrétiennes, lesquelles semblent être pour l’heure tenues à l’écart d’un tel processus ». M. Ziadé a précisé dans ce cadre que ces réconciliations devraient être menées « sans se départir des constantes du 14 Mars ». Déplorant les réactions négatives au mea culpa du leader des Forces libanaises, Samir Geagea, le vice-président du Renouveau démocratique a déclaré que de telles réactions ont pour but de « rouvrir les plaies du passé et raviver les dissensions pour des intérêts électoraux étroits ». « Au lieu d’accueillir le discours de Samir Geagea de manière positive afin de s’engager sur la voie de la détente, le discours a suscité des réactions négatives alors qu’il est nécessaire dans les circonstances présentes de consolider la paix civile et de soutenir le projet d’édification d’un État fort et capable, seul garant de la sécurité des citoyens », a déclaré Camille Ziadé. En conclusion, M. Ziadé a invité tous les leaders du pays à prendre des initiatives courageuses et à « reconnaître les erreurs du passé ». De son côté, le député Mohammad Hajjar, membre du Courant du futur, a souligné, au cours d’un iftar, que les réconciliations entreprises par M. Saad Hariri reflètent « une option essentielle convenue entre toutes les forces du 14 Mars qui désirent dans ce cadre mettre l’accent sur l’État en tant qu’autorité de référence ». « Les initiatives de Walid Joumblatt, Saad Hariri et des forces du 14 Mars visent à apaiser la population et à favoriser l’action politique, loin du langage des armes et des milices afin que le conflit politique soit tenu à l’écart du langage de la violence », a déclaré Mohammad Hajjar. Pour sa part, le député du Kesrouan Neemetallah Abinasr a déclaré que la réconciliation entre les factions chrétiennes devrait se faire à l’initiative du président Michel Sleiman en sa qualité de « président consensuel ». M. Abinasr a souligné à cet égard que « rien n’empêche que cette réconciliation se fasse sous l’égide de n’importe quel chef spirituel ». Le vice-Premier ministre Issan Abou Jamra a déclaré de son côté que le Courant patriotique libre est « favorable à la réconciliation entre tous les Libanais ». M. Abou Jamra a « félicité » sur ce plan le Hezbollah et le Courant du futur pour la réunion de réconciliation qui les a groupés mercredi à Koraytem. « L’important est d’aboutir à une réconciliation entre le Courant patriotique libre et le Courant du futur, a-t-il déclaré. D’une manière générale, il n’existe pas de problème majeur entre les deux formations. Au plan politique, il n’y a pas de différend. À mon avis, le plus important est d’aboutir à une réconciliation sur la scène chrétienne. Dans les régions chrétiennes, il existe des tiraillements à caractère électoral. Il est important de mettre un terme aux provocations et de maintenir la stabilité afin que les élections législatives se déroulent dans un esprit sportif, loin des campagnes calomnieuses ». Commentant, par ailleurs, le dernier discours de Samir Geagea, M. Abou Jamra a déclaré qu’« il n’est pas concevable de présenter des excuses à la partie adverse et dans le même temps lancer des accusations contre elle, c’est-à-dire formuler des critiques à l’égard de la Syrie et ses alliés ». « Cette approche est erronée et complique la situation », a conclu M. Abou Jamra.
Les milieux politiques locaux, toutes tendances confondues, applaudissent au processus de détente entamé depuis peu, le 14 Mars insistant sur la primauté de l’État en tant qu’autorité de référence.
Le vice-président du Renouveau démocratique, l’ancien député Camille Ziadé, a souligné la nécessité d’étendre l’atmosphère des réconciliations à « toutes les régions, notamment chrétiennes, lesquelles semblent être pour l’heure tenues à l’écart d’un tel processus ». M. Ziadé a précisé dans ce cadre que ces réconciliations devraient être menées « sans se départir des constantes du 14 Mars ». Déplorant les réactions négatives au mea culpa du leader des Forces libanaises, Samir Geagea, le vice-président du Renouveau démocratique a déclaré que de telles réactions ont pour but de...