Maroc
La Banque centrale
relève son taux directeur
le 26 septembre 2008 à 00h00
La Banque centrale marocaine, Bank al-Maghrib, a relevé son taux directeur à 3,5 % contre 2,25 % auparavant afin de juguler l’inflation et réduire les effets de la crise financière internationale, a indiqué son gouverneur Abdellatif Jouahri jeudi à Rabat. La Banque centrale a constaté que « les pressions sur les prix se sont intensifiées », avec une inflation en glissement annuel de 4,8 % en août 2008, de 5,1 % en juillet et de 4,7 % en juin, contre une moyenne de 1,8 % sur toute la décennie 1997-2007, a ajouté M. Jouahri lors d’un point de presse.
« C’est un atout pour nos entreprises d’avoir une inflation maîtrisée », a-t-il dit, ajoutant qu’il fallait également « éviter les effets de second tour » : avec l’inflation, les Marocains réclament le rétablissement de leur pouvoir d’achat, s’ensuit une augmentation des salaires provoquant une instabilité des prix, qui porte préjudice à l’économie, a-t-il expliqué. Évoquant la crise financière internationale, M. Jouahri a affirmé que son institution a fait « une véritable cartographie des risques, et mis sur pied un code de bonne conduite observé par les banques marocaines ». « C’est dans ces périodes de récession mondiale qu’il faut s’armer le mieux pour bien se positionner quand la reprise est là », a-t-il souligné.
« Le Maroc a fait un choix d’ouverture sur l’économie mondiale, et il est à craindre que la crise actuelle ne conduise à un retour au protectionnisme, au chacun pour soi, et c’est très dangereux », a-t-il dit. « Au Maroc, cette crise s’inscrira dans un cadre plus économique que financier », a estimé M. Jouahri, prévoyant, à titre d’exemple, une éventuelle baisse des investissements étrangers et du nombre des touristes. « Les fondamentaux macroéconomiques demeurent solides au Maroc », a affirmé la Banque centrale dans un communiqué, citant un « dynamisme » du crédit qui a progressé de 25,4 % en juillet, et une « nette reprise de l’activité économique tirée par la demande, malgré le ralentissement de la croissance mondiale et plus particulièrement dans la zone euro ».
La Banque centrale marocaine, Bank al-Maghrib, a relevé son taux directeur à 3,5 % contre 2,25 % auparavant afin de juguler l’inflation et réduire les effets de la crise financière internationale, a indiqué son gouverneur Abdellatif Jouahri jeudi à Rabat. La Banque centrale a constaté que « les pressions sur les prix se sont intensifiées », avec une inflation en glissement annuel de 4,8 % en août 2008, de 5,1 % en juillet et de 4,7 % en juin, contre une moyenne de 1,8 % sur toute la décennie 1997-2007, a ajouté M. Jouahri lors d’un point de presse.
« C’est un atout pour nos entreprises d’avoir une inflation maîtrisée », a-t-il dit, ajoutant qu’il fallait également « éviter les effets de second tour » : avec l’inflation, les Marocains réclament le rétablissement de leur pouvoir d’achat,...
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