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Finance PwC Liban, un centre d’expertise actuarielle pour la région

Le cabinet PricewaterhouseCoopers s’est écemment lancé dans les services actuariels au Moyen-rient, en basant cette activité à Beyrouth. Alors que le réseau mondial de cabinets de services financiers PricewaterhouseCoopers compte déjà près d’un millier d’actuaires dans 36 pays, les services actuariels ont été introduits au Moyen-Orient il y a près de six mois. L’unité chargée de cette activité dans la région, gérée par les deux associés, Samih Geha et Ronald Chidiac, est basée au Liban. Pourquoi le Liban ? « Car c’est le seul pays au Moyen-Orient où les universités proposent des programmes d’actuariat de qualité », répond Samih Geha, en citant l’USJ, l’Université libanaise, la NDU et la LAU qui offrent des formations spécialisées en partenariat avec de grandes universités étrangères. Pour le moment, l’unité actuarielle est composée de 12 à 15 personnes, « mais nous proposons une formation aux jeunes diplômés, et l’équipe atteindra 25 personnes d’ici à un an , ajoute Camille Sifri, senior partner de PricewaterhouseCoopers Liban. Objectif affiché : faire du Liban un « centre d’expertise actuarielle pour la région ». Les actuaires appliquent des méthodes mathématiques et statistiques à la finance et aux assurances pour évaluer les risques, notamment à long terme. Au Moyen-Orient, la demande d’expertise actuarielle est en pleine croissance. « D’abord, en raison de la pression réglementaire, explique Samih Geha, en évoquant les accords de Bâle II pour le secteur bancaire et de « Solvabilité II » pour les assurances. « La réglementation en Arabie saoudite, par exemple, ou encore au Qatar et à Bahreïn est très exigeante. De même, un cadre réglementaire est en préparation aux Émirats arabes unis, et au Liban un projet de loi sur les assurances existe, d’ailleurs excellent en la matière », poursuit-il. L’autre raison, évoquée par l’expert actuariel mondial de PwC de passage à Beyrouth, Bryan Joseph, est l’implication croissante des sociétés financières arabes dans les marchés mondiaux, étant donné les liquidités dont elles disposent. « Au moment où la région s’ouvre de plus en plus aux marchés internationaux, il est probable que les sociétés de la région soient de plus en plus impliquées dans des instruments financiers complexes, dont elles doivent en mesurer les risques », souligne-t-il. Comme en témoigne la récente crise sur les marchés financiers, « l’industrie repose sur la confiance dans les bilans financiers publiés ». « Si une compagnie sous-évalue ses risques, la confiance se brise et les liquidités s’assèchent créant une crise grave, poursuit M. Joseph. Avant de se précipiter, les institutions financières, comme les fonds souverains du Golfe par exemple, doivent d’abord comprendre les instruments et les compagnies dans lesquels ils investissent. » Au Liban, les placements à risques des banques ont été largement encadrés par la Banque du Liban, « une stratégie qui s’est finalement révélée payante », ajoute Camille Sifri. Mais comme pour les associés de PwC, risque est synonyme d’opportunité, les services actuariels ont de beaux jours devant eux. « Il y a toujours eu des services actuariels au Moyen-Orient, offerts sur la base de missions dépêchées de l’étranger », indique Bryan Joseph. Pour PwC, qui est l’un des premiers grands cabinets à proposer ce service dans la région, « l’innovation est d’offrir un service local, soutenu par un réseau et un savoir-faire internationaux », explique-t-il. Pour sa part, Camille Sifri souligne une « offre sur mesure, avec une large gamme de services allant de l’actuariat à l’audit, au conseil fiscal, financier, etc. ». PwC Liban compte aujourd’hui près de 150 employés. S.A.
Le cabinet PricewaterhouseCoopers s’est écemment
lancé dans les services actuariels au Moyen-rient, en basant cette activité à Beyrouth.
Alors que le réseau mondial de cabinets de services financiers PricewaterhouseCoopers compte déjà près d’un millier d’actuaires dans 36 pays, les services actuariels ont été introduits au Moyen-Orient il y a près de six mois. L’unité chargée de cette activité dans la région, gérée par les deux associés, Samih Geha et Ronald Chidiac, est basée au Liban. Pourquoi le Liban ? « Car c’est le seul pays au Moyen-Orient où les universités proposent des programmes d’actuariat de qualité », répond Samih Geha, en citant l’USJ, l’Université libanaise, la NDU et la LAU qui offrent des formations spécialisées en partenariat avec de grandes universités étrangères....