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Crise politique Najjar appelle à un minimum d’entente

Pour le ministre de la Justice, Ibrahim Najjar, il est primordial qu’il y ait un minimum d’entente sur les orientations nationales, « un élément qui fait défaut au Liban ». Le ministre de la Justice, Ibrahim Najjar, s’est rendu hier auprès du patriarche maronite, le cardinal Nasrallah Sfeir, et du métropolite Élias Audi, avec qui il a soulevé une série de questions liées à l’actualité locale. Au terme des deux entretiens, M. Najjar a indiqué qu’il a voulu prendre les points de vue de NN.SS. Sfeir et Audi sur des questions « qui s’inspirent de la conscience et de la foi ». Estimant que la situation dans le pays est « quelque peu chaotique », il a affirmé : « Nous croyons tous aux libertés publiques, mais, au niveau politique, il est temps d’établir une distinction entre les intérêts politiques, notamment électoraux, qui sont nécessaires, et l’intérêt national qui concerne tous les Libanais. Il faut qu’il y ait un minimum d’entente sur les orientations nationales, ce qui fait aujourd’hui défaut. Dans le passé, Sleimane Frangié, Camille Chamoun, Pierre Gemayel et autres avaient chacun ses propres intérêts, mais ils se retrouvaient, dans leur conception de l’avenir du Liban, autour des thèmes nationaux fédérateurs qui représentaient un minimum pour la lutte nationale. » Après avoir souligné « le dégoût des Libanais » et l’attention que le patriarche accorde à ce problème, il a fait état d’une concordance de vues entre les chefs religieux sur la nécessité que les responsables libanais parviennent à un minimum d’entente entre eux. En réponse à une question sur les excuses présentées par le chef des Forces libanaises, Samir Geagea, M. Najjar a estimé en substance que le fait de demander pardon est par définition un acte noble. « Voyons ce qui s’était passé en France et en Italie, ainsi que dans d’autres États où des chefs d’État, de partis et de courants ont présenté leurs excuses. Leur geste avait été bien évalué aux plans éthique, moral et pratique et n’avait pas été mêlé aux questions politiques », a-t-il expliqué, en soulignant qu’au Liban, « à cause de certaines considérations politiques et électorales, la dimension éthique n’a pas été donnée à cette position », qu’il a qualifiée de « courageuse ». Interrogé au sujet de l’initiative de la Ligue maronite, qui essaie de réunifier les rangs chrétiens, M. Najjar a considéré que son succès dépend du fait que tous les sujets conflictuels puissent faire l’objet d’un débat calme, « tout en tenant compte des intérêts électoraux ». Il a par ailleurs souligné, en réponse à une autre question, que personne ne peut rien changer au processus établi par l’ONU pour l’établissement du tribunal international qui doit juger les assassins de l’ancien Premier ministre, Rafic Hariri, avant de se prononcer pour une accélération de l’enquête et pour la publication de ses résultats, mais tout en respectant le secret de l’instruction. Concernant la loi électorale dont l’examen vient de s’achever en commission parlementaire, M. Najjar s’est dit pour un amendement de l’article imposant aux présidents des conseils municipaux de démissionner deux ans avant les législatives, s’ils souhaitent présenter leur candidature aux élections, « surtout que le ministre de l’Intérieur est en faveur d’une modernisation ». Pour lui, le débat à ce sujet est plus politique que juridique. M. Najjar a jugé que les opposants à cet amendement « redoutent la candidature de certains présidents de conseils municipaux ».
Pour le ministre de la Justice, Ibrahim Najjar, il est primordial qu’il y ait un minimum d’entente sur les orientations nationales, « un élément qui fait défaut au Liban ».
Le ministre de la Justice, Ibrahim Najjar, s’est rendu hier auprès du patriarche maronite, le cardinal Nasrallah Sfeir, et du métropolite Élias Audi, avec qui il a soulevé une série de questions liées à l’actualité locale.
Au terme des deux entretiens, M. Najjar a indiqué qu’il a voulu prendre les points de vue de NN.SS. Sfeir et Audi sur des questions « qui s’inspirent de la conscience et de la foi ».
Estimant que la situation dans le pays est « quelque peu chaotique », il a affirmé : « Nous croyons tous aux libertés publiques, mais, au niveau politique, il est temps d’établir une distinction entre les intérêts politiques,...