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Assemblée de l’ONU Moscou inflige à l’Occident un camouflet sur l’Iran

Peres accuse Téhéran d’être au centre de « la violence et du fanatisme » au Moyen-Orient. La Russie, montrée du doigt par les Occidentaux sur la Géorgie, leur a infligé un camouflet à New York en les contraignant à annuler une réunion ministérielle sur le programme nucléaire iranien. Les chefs de la diplomatie des Six grandes puissances engagées dans les discussions sur le programme nucléaire iranien étaient censés se rencontrer aujourd’hui en marge de l’Assemblée générale de l’ONU, pour se pencher sur d’éventuelles nouvelles sanctions contre Téhéran qui refuse de suspendre son programme nucléaire. Mais le ministère russe des Affaires étrangères a indiqué ne pas voir « l’urgence de discuter du programme nucléaire iranien (…) ». Peu après, les États-Unis ont admis que la réunion avait été annulée. Un haut responsable du département d’État a expliqué que le report de la réunion sur l’Iran était dû à des divergences de fond entre les Occidentaux d’une part, la Russie et la Chine de l’autre. Le ministre allemand des Affaires étrangères, Frank-Walter Steinmeier, s’est inquiété de ce report. De son côté, le porte-parole adjoint du ministère français des Affaires étrangères, Frédéric Desagneaux, a indiqué que Paris souhaite toujours la tenue de cette réunion à New York. Par ailleurs, le président iranien, Mahmoud Ahmadinejad, qui a aussi lancé une violente diatribe antisioniste, a déclaré que son pays « résistera à l’intimidation et continuera à défendre ses droits » à l’accès au nucléaire civil. Américains et Israéliens avaient, comme toujours, quitté leur siège pendant le discours de M. Ahmadinejad devant l’Assemblée générale de l’ONU. Le président israélien, Shimon Peres, a vivement dénoncé le discours de M. Ahmadinejad, l’accusant de « poser en prêcheur pour répandre la haine ». Depuis la tribune de l’Assemblée, M. Peres a accusé l’Iran d’être au centre de « la violence et du fanatisme » au Moyen-Orient. « L’Iran (…) ne lance pas de guerre, mais encourage le terrorisme au Liban avec le Hezbollah et entraîne des terroristes du Hamas » palestinien, a-t-il dit. Il a aussi rejeté les affirmations de l’Iran sur la nature pacifique de son programme nucléaire. Affirmant que Téhéran « continue d’enrichir de l’uranium et de produire des missiles de longue portée », M. Peres a souligné que « l’Assemblée générale et le Conseil de sécurité portent la responsabilité de prévenir les désastres avant qu’ils n’aient lieu ». Il a en outre dénoncé les mises en cause de l’ampleur de l’holocauste par des dirigeants iraniens, en tête desquels M. Ahmadinejad. Dans son allocution, M. Peres a par ailleurs estimé qu’un accord de paix avec les Palestiniens, espéré en 2008, pourrait être conclu l’année prochaine. Il a aussi affirmé qu’Israël était prêt à rechercher des accords de paix avec le Liban et la Syrie et avec l’ensemble des dirigeants arabes, qu’il a invités « à venir discuter de paix à Jérusalem ». D’autre part, la ministre israélienne des Affaires étrangères, Tzipi Livni, a jugé que la candidature de l’Iran au Conseil de sécurité de l’ONU était « absurde ». L’Iran n’a occupé ce poste qu’une fois, à son époque impériale, en 1955 et 1956. De même, le ministre israélien des Infrastructures, Binyamin Ben Eliezer, a appelé à « un embargo (international) absolument total » contre l’Iran pour l’empêcher d’acquérir l’arme nucléaire. Sur la position d’Israël à l’égard de la menace nucléaire iranienne, M. Ben Eliezer, membre du Cabinet de sécurité, s’est montré prudent. « Israël doit se tenir prêt à toute éventualité. Mais ma réponse est la coopération avec tous les pays (…) Israël ne sera pas la première victime d’un Iran équipé de l’arme nucléaire. Les pays arabes sunnites de la région (…) seront les premières victimes », a souligné le ministre, estimant que ces pays « devraient hausser le ton » face à Téhéran. Enfin, les pays occidentaux ont une nouvelle fois pressé l’Iran de répondre aux allégations sur son programme nucléaire, lors de la réunion du Conseil des gouverneurs de l’AIEA.
Peres accuse Téhéran d’être au centre de « la violence et du fanatisme »
au Moyen-Orient.
La Russie, montrée du doigt par les Occidentaux sur la Géorgie, leur a infligé un camouflet à New York en les contraignant à annuler une réunion ministérielle sur le programme nucléaire iranien. Les chefs de la diplomatie des Six grandes puissances engagées dans les discussions sur le programme nucléaire iranien étaient censés se rencontrer aujourd’hui en marge de l’Assemblée générale de l’ONU, pour se pencher sur d’éventuelles nouvelles sanctions contre Téhéran qui refuse de suspendre son programme nucléaire. Mais le ministère russe des Affaires étrangères a indiqué ne pas voir « l’urgence de discuter du programme nucléaire iranien (…) ». Peu après, les États-Unis ont admis que la réunion avait...