Verbruggen a annoncé hier sa démission de l’Union cycliste internationale.
Le Néerlandais s’est dit lassé d’être traité comme quelqu’un détenant tous les pouvoirs de l’UCI.
Il était vice-président de l’UCI depuis trois ans. Il avait auparavant présidé, de 1984 à 1991, la Fédération internationale du cyclisme professionnel qui a ensuite fusionné en une seule entité avec l’UCI dont il a pris la présidence.
« J’arrête parce que j’ai 67 ans et que je veux partir en vacances », a-t-il dit en marge des championnats du monde de cyclisme sur route à Varèse, en Italie.
« J’avais démissionné de la présidence de l’UCI en 2005, mais pour conserver une place au CIO, la charte olympique stipulait que je devais garder une fonction officielle au sein d’une fédération internationale », a-t-il ajouté.
« J’avais donc accepté un poste de vice-président de l’UCI pour pouvoir faire mon travail en vue des Jeux de Pékin (NDLR : en tant que président de la commission de coordination des Jeux de Pékin) ».
« J’ai démissionné du CIO le 25 août, je quitte l’UCI aujourd’hui. C’est pour moi un soulagement parce que j’en ai marre d’être traité comme quelqu’un détenant tous les pouvoirs de l’UCI. »
« Dans un creux »
Après un quart de siècle à la tête du cyclisme professionnel, Verbruggen s’en va avec l’image d’un homme qui a tenté de faire passer son sport dans l’ère de la mondialisation.
Certaines de ses initiatives comme la Coupe du Monde des années 90 et le Pro Tour des années 2000 ont échoué, et il laisse le cyclisme, de son propre aveu, « dans un creux ».
« Le cyclisme vit une période très difficile. Nous avons des problèmes avec les sponsors d’équipes, pour les garder et pour les attirer. Nous avons des soucis avec les télévisions, mais je pense sincèrement que tout peut s’arranger », a-t-il dit.
« Le mal du cyclisme vient du dopage, bien que le cyclisme soit le sport qui lutte le plus contre le dopage. L’image est mauvaise et il sera excessivement difficile de l’améliorer », a-t-il ajouté.
« Par exemple, les Jeux olympiques sont une réussite depuis 1984, mais on continue de faire référence aux Jeux de Berlin en 1936 ou de Montréal en 1976. Pour le cyclisme, il faut peut-être attendre dix ou quinze ans encore. Tout le monde sait que ce sport a changé, mais il suffit d’un cas positif, d’un seul “connard” qui se fasse attraper dans le Tour de France pour que ce sport soit assimilé au dopage. »
Il a néanmoins affirmé sa confiance en l’avenir du cyclisme.
« La guerre qui a opposé l’UCI à la société ASO organisatrice du Tour de France nous a fait perdre beaucoup de temps, nous a empêchés de mettre au point une communication intelligente vis-à-vis du dopage, mais avec l’accord que nous sommes en train de mettre au point et qui devrait aboutir très prochainement, ce sera possible d’être efficaces », a-t-il dit.
« La crise de l’équipe Festina en 1998, qui était aussi la crise de l’EPO, a permis une prise de conscience générale et provoqué un changement des mentalités. Oui, le cyclisme est dans un creux, mais son potentiel reste énorme. »
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Le Néerlandais s’est dit lassé d’être traité comme quelqu’un détenant tous les pouvoirs de l’UCI.
Il était vice-président de l’UCI depuis trois ans. Il avait auparavant présidé, de 1984 à 1991, la Fédération internationale du cyclisme professionnel qui a ensuite fusionné en une seule entité avec l’UCI dont il a pris la présidence.
« J’arrête parce que j’ai 67 ans et que je veux partir en vacances », a-t-il dit en marge des championnats du monde de cyclisme sur route à Varèse, en Italie.
« J’avais démissionné de la présidence de l’UCI en 2005, mais pour conserver une place au CIO, la charte olympique stipulait que je devais garder une fonction officielle au sein d’une fédération internationale », a-t-il...