Rechercher
Rechercher

Actualités - Chronologie

Bnechay Frangié : Ses excuses ne peuvent pas être considérées comme telles

La réaction de Sleimane Frangié au discours tenu dimanche par le chef des Forces libanaises, Samir Geagea, a été violente. Blessante aussi. Bkerké n’a pas non plus été épargné. Dans une conférence de presse qu’il a tenue hier à Bnechay, M. Frangié est d’emblée passé à l’attaque contre M. Geagea, saluant, non sans une bonne dose de cynisme, son mea culpa et lui reprochant le discours qu’il a tenu. « Les Libanais, les chrétiens et tous ceux qui ont une conscience considèrent qu’une partie de l’histoire de Samir Geagea est marquée par le déshonneur. Mais le problème avec cet homme est qu’il considérait ce déshonneur comme une gloire. Hier (dimanche), nous avons pu voir qu’il était en conflit avec lui-même », a-t-il dit, en faisant état de contradictions dans les propos du chef des FL. « Ses excuses ne peuvent pas être considérées comme telles. Je lis bien l’arabe. Vous aussi », a ajouté M. Frangié, avant de rappeler, sarcastique, certains épisodes de la guerre. « C’est donc pour accomplir son devoir national qu’il avait tué 30 personnes, en se dirigeant vers Ehden, et c’est de ces gens qu’il s’était excusé. Je pense que ses excuses étaient aussi adressées aux pilotes morts avec le président Rachid Karamé qu’il avait tué pour accomplir également un devoir national. » Et c’est en insistant sur l’idée du « devoir national » que le chef des Marada a évoqué l’enfouissement de barils de déchets toxiques à Chnaniir ainsi que des liquidations commises durant la guerre et dont il a attribué la responsabilité à M. Geagea. « En tant que Sleimane Frangié, je dis que les excuses, sachant qu’elles ne peuvent pas être considérées comme telles, sont acceptées. Mais comme il s’agit d’une manœuvre de sa part, nous répondrons en manœuvrant aussi. Nous le défions de s’orienter vers une réconciliation susceptible de gérer les conflits. Le droit à la différence deviendra démocratique et sera déterminé par les urnes. S’il est un homme et s’il a du courage, qu’il dise qu’il tend vers une réconciliation interchrétienne sous l’égide du chef de l’État et qu’il accepte le verdict des urnes », a lancé M. Frangié. Selon lui, c’est la communauté chrétienne et non pas M. Geagea qui détermine les constantes chrétiennes, « à travers les urnes, sans menaces ». Coup d’État contre Damas Le chef des Marada s’en est violemment pris ensuite aux forces du 14 Mars, leur reprochant d’avoir « fait des affaires avec les Syriens » sous la tutelle syrienne, puis d’avoir « organisé à partir du Liban un coup d’État contre Damas, sous la direction de Abdel Halim Khaddam ». « Leur projet n’a pas réussi. Elles en étaient les instruments. Elles ont fait non pas une révolution du Cèdre, mais une révolution de dattes ou de choux-fleurs », a-t-il ironisé. Bkerké n’est pas un arbitre M. Frangié a ensuite reproché à Bkerké d’être « partie et non pas un arbitre » dans le conflit interchrétien. « L’auteur de la biographie du patriarche, Antoine Saad, nous accuse de porter préjudice à la scène chrétienne puis présente le patriarche comme étant un arbitre. Nous avons demandé à Sa Béatitude de clarifier ce point, mais il ne l’a pas fait, sachant que le président de la Ligue maronite avait affirmé que les propos d’Antoine Saad ne reflètent pas le point de vue du patriarche, qui a refusé de faire une mise au point. Comment pourrais-je dès lors le considérer comme un arbitre ? Quel est le sort du troupeau, lorsque le berger devient l’ennemi des brebis ? » s’est-il interrogé. Dans l’après-midi, le chef des Marada a reçu une délégation du Hezbollah, conduite par M. Mohammad Raad, qui a vu dans le mea culpa de M. Geagea « un prélude de pure forme, lui permettant de fuir la réconciliation requise ».
La réaction de Sleimane Frangié au discours tenu dimanche par le chef des Forces libanaises, Samir Geagea, a été violente. Blessante aussi. Bkerké n’a pas non plus été épargné.
Dans une conférence de presse qu’il a tenue hier à Bnechay, M. Frangié est d’emblée passé à l’attaque contre M. Geagea, saluant, non sans une bonne dose de cynisme, son mea culpa et lui reprochant le discours qu’il a tenu. « Les Libanais, les chrétiens et tous ceux qui ont une conscience considèrent qu’une partie de l’histoire de Samir Geagea est marquée par le déshonneur. Mais le problème avec cet homme est qu’il considérait ce déshonneur comme une gloire. Hier (dimanche), nous avons pu voir qu’il était en conflit avec lui-même », a-t-il dit, en faisant état de contradictions dans les propos du chef des FL.
« Ses...