Joumblatt : Nos politiciens reprennent le chemin
de Damas
le 23 septembre 2008 à 00h00
« On recommence à recevoir directement les hommes politiques libanais à Damas ; il est donc naturel de s’interroger de nouveau sur la résurgence concomitante des accusations de félonie, sur ce qui a été dit à propos de la défaite des alliés d’Israël aux législatives 2009… Cela contredit les rumeurs qui avaient récemment filtré sur un soutien du régime syrien aux réconciliations et au dialogue interlibanais… Doit-on comprendre cela comme une volonté de reculer les réconciliations – de les dynamiter ? »…
Cette question, Walid Joumblatt l’a posée hier dans le cadre de sa lettre hebdomadaire à al-Anba’, l’organe du PSP. Une lettre entamée par un remerciement chaleureux à l’Arabie saoudite et au don de 44 millions de dollars dans le domaine de l’éducation. « Cela prouve le soutien pérenne du royaume wahhabite en faveur de tous les Libanais, sans distinction aucune ; un geste impartial, la preuve que l’Arabie saoudite joue toujours le même rôle : celui de rassembleur », écrit le chef du PSP.
« En attendant que Beyrouth soit débarrassée des portraits qui occupent ses rues, force est de constater que la crise financière venue des États-Unis prouve une nouvelle fois la prépondérance de l’État dans la régulation d’un capitalisme sauvage qui balaie tout sur son passage », a-t-il enchaîné, insistant sur le rôle social de l’État. « S’il est difficile que l’État gère directement tous les besoins de la société, cela ne doit en rien dynamiter la capacité de cet État à réguler et surveiller la vie économique, financière et environnementale, à faire son possible pour légiférer afin d’éviter que les grandes entreprises soient seules maîtresses à bord », a encore dit Walid Joumblatt, appelant à un juste milieu entre l’État-providence et un minimum de liberté économique « responsable », ainsi qu’à un retour aux enseignements de Marx et de Keynes.
Et de revenir ensuite sur la « réalité locale : si nous réussissons à débarrasser Beyrouth de tous les portraits et autres affiches, cela peut nous permettre de réfléchir aux moyens d’augmenter la production d’électricité tout en adoptant des mesures audacieuses destinées à mettre un terme au gaspillage insensé dans ce secteur – aux moyens, également, de booster l’emploi, et de renforcer l’industrie, l’agriculture et le tourisme ». Sans compter, a-t-il insisté, la nécessité de pallier à la crise de l’eau, « destinée à s’aggraver dans les années à venir ».
« On recommence à recevoir directement les hommes politiques libanais à Damas ; il est donc naturel de s’interroger de nouveau sur la résurgence concomitante des accusations de félonie, sur ce qui a été dit à propos de la défaite des alliés d’Israël aux législatives 2009… Cela contredit les rumeurs qui avaient récemment filtré sur un soutien du régime syrien aux réconciliations et au dialogue interlibanais… Doit-on comprendre cela comme une volonté de reculer les réconciliations – de les dynamiter ? »…
Cette question, Walid Joumblatt l’a posée hier dans le cadre de sa lettre hebdomadaire à al-Anba’, l’organe du PSP. Une lettre entamée par un remerciement chaleureux à l’Arabie saoudite et au don de 44 millions de dollars dans le domaine de l’éducation. « Cela prouve le soutien pérenne du...
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