Le président de la Chambre, Nabih Berry, presse toutes les parties politiques d’œuvrer pour les réconciliations d’ici au 5 novembre.
Reçu hier par le président de la République, Michel Sleiman, à Baabda, M. Berry a souligné dans une déclaration à la presse à l’issue de l’entretien que la période qui s’étend jusqu’à la date de la deuxième séance du dialogue, le 5 novembre prochain, devrait être mise à profit par l’ensemble des protagonistes politiques pour œuvrer en vue des réconciliations nécessaires sur le terrain.
« En vérité, a-t-il dit, le dialogue a été reporté à une date plutôt lointaine pour une raison principale, autre que la raison formelle représentée par les voyages successifs du chef de l’État. » « C’est en fait une occasion qui a été donnée pour que dans l’intervalle, on s’emploie à créer le climat propice (à la poursuite du dialogue). Il fallait donc suffisamment de temps pour être en mesure de parvenir à des réconciliations générales dans tout le Liban », a-t-il expliqué.
« Et voilà que nous assistons à des guerres civiles tournantes. Il est temps de souligner que, dans la mesure où la politique avance vers ce qui est mieux, l’état de la sécurité devrait suivre. Dans tous les pays du monde, et en particulier au Liban, la sécurité est d’abord politique. Je pense que tous les leaderships ont suffisamment de sagesse pour parvenir à ces réconciliations. En tout état de cause, je suis moi-même disposé à accomplir ce qu’on me demandera », a-t-il ajouté.
Interrogé sur la question du retrait des portraits d’hommes politiques des rues de Beyrouth, examinée la veille en Conseil des ministres, M. Berry a dit : « Ce n’est pas nouveau. Des réunions avaient été tenues à ce sujet et il avait été convenu entre les diverses parties, y compris le mouvement Amal, de retirer tous les portraits. La plupart des incidents qui se produisent, que ce soit à Beyrouth ou ailleurs, se sont produits à cause de querelles sur des portraits. Nous nous étions donc mis d’accord sur leur retrait en présence de représentants de l’armée et des FSI, et il avait été décidé que l’opération commencerait à Beyrouth, avant de se généraliser sur l’ensemble du territoire libanais. Hélas, je le dis en toute franchise, nos partenaires au sein du Courant du futur avaient demandé davantage de temps et il semble que jusqu’à présent, ce laps de temps supplémentaire ne soit pas encore terminé. J’ai appris maintenant que la question est à l’étude et j’espère qu’il y aura du positif bientôt à ce sujet. »
La table de dialogue
M. Berry a par ailleurs indiqué que la séance d’adoption de la nouvelle loi électorale à la Chambre sera convoquée à une date avant la fin du mois de septembre, le président de la commission parlementaire de l’Administration et de la Justice, Robert Ghanem, lui ayant promis de lui transmettre le projet de loi en date du 23.
Interrogé sur un éventuel élargissement de la table de dialogue, M. Berry a dit : « Cela est du ressort de la table de dialogue et non du mien. »
Enfin, prié de commenter la décision prise en Conseil des ministres de rétablir le rationnement à Beyrouth sur la base de 21 heures par jour, il a répondu par une boutade : « Je dirai un seul mot, ce sont des décisions “électriques”. »
Signalons par ailleurs que le président Sleiman a reçu le chef de la commission d’enquête internationale sur l’assassinat de Rafic Hariri, Daniel Bellemare, et a examiné avec lui les étapes de la formation du tribunal spécial.
Il devait aussi recevoir le ministre des Télécommunications, Gebran Bassil, une délégation du synode arménien-catholique, puis le député Mohammad Kabbani.
Le chef de l’État a par ailleurs reçu en fin d’après-midi le Premier ministre Fouad Siniora, avec qui il a évoqué son départ pour les États-Unis et les initiatives de réconciliation.
M. Siniora a indiqué que des mesures concrètes seraient prises d’ici à la nouvelle séance du dialogue pour la réconciliation de Beyrouth.
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Reçu hier par le président de la République, Michel Sleiman, à Baabda, M. Berry a souligné dans une déclaration à la presse à l’issue de l’entretien que la période qui s’étend jusqu’à la date de la deuxième séance du dialogue, le 5 novembre prochain, devrait être mise à profit par l’ensemble des protagonistes politiques pour œuvrer en vue des réconciliations nécessaires sur le terrain.
« En vérité, a-t-il dit, le dialogue a été reporté à une date plutôt lointaine pour une raison principale, autre que la raison formelle représentée par les voyages successifs du chef de l’État. » « C’est en fait une occasion qui a été donnée pour que dans...