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Actualités - Chronologie

Israël Livni lance les consultations pour former un nouveau cabinet

Netanyahu appelle à des élections anticipées, Mofaz se retire de la scène politique. Élue à la tête du parti majoritaire Kadima, la ministre israélienne des Affaires étrangères, Tzipi Livni, 50 ans, a engagé dès hier la seconde manche de sa course au pouvoir, annonçant son intention de former au « plus vite » un nouveau gouvernement. Considérée comme une « Mme Propre », non éclaboussée par des scandales de corruption qui ont forcé l’actuel Premier ministre Ehud Olmert à annoncer sa démission prochaine, Tzipi Livni peut compter sur sa popularité et sa réputation de battante fondée sur une ascension politique fulgurante. La tâche s’annonce néanmoins difficile après une victoire à l’arraché sur son rival, le ministre des Transports Shaul Mofaz, aux primaires du parti centriste et compte tenu des fortes réticences des partenaires de l’actuelle coalition. Mme Livni, pragmatique sans être une « colombe », l’a emporté de 431 voix seulement, avec 43,1 % des suffrages exprimés contre 42 % pour Shaul Mofaz, considéré comme un « faucon ». Mme Livni devait rencontrer dès hier soir Eli Yishaï, chef du parti ultraorthodoxe Shass, ainsi que Avi Dichter et Meir Meïr Shetreet, également candidats à la tête de Kadima. Le sort de la future coalition que Mme Livni entend former dépend de la position du Shass. M. Yishaï, actuel vice-Premier ministre, a déjà posé des conditions à la participation de son parti à un gouvernement Livni. Il a exigé qu’un tel gouvernement « écarte toute négociation sur l’avenir de Jérusalem ». Le statut futur de la partie orientale de la ville, annexée par Israël après sa conquête en juin 1967, constitue une des principales pierres d’achoppement dans les pourparlers avec les Palestiniens. Il a aussi exigé une hausse des allocations familiales, ce qu’exclut jusqu’à présent Mme Livni. L’ancien agent du Mossad et ancienne avocate d’affaires devra aussi convaincre le ministre de la Défense travailliste Ehud Barak de maintenir son parti dans la coalition, dont il est le deuxième pilier. On présume que Barak, qui ne peut prétendre à diriger lui-même le gouvernement car il n’est pas député, préférera reconduire son alliance avec Kadima que de courir le risque d’élections anticipées où les sondages ne lui sont pas favorables. Par ailleurs, la nouvelle chef du Kadima est confrontée à de nombreux défis, comme elle l’a reconnu dès mercredi soir après l’annonce de sa victoire. Parmi ces défis figurent « les menaces extérieures » sur la sécurité d’Israël, la nécessité « d’exploiter les chances » de faire avancer le processus de paix avec les Palestiniens et les « incertitudes économiques » dues aux retombées de la crise mondiale. Pour relever ces défis, elle a appelé à « l’union » au sein du Kadima. Mais dès hier, prenant acte de sa défaite, M. Mofaz a annoncé son intention de se retirer provisoirement de la vie politique. « J’ai besoin d’une pause pour décider de mon avenir », a-t-il expliqué. Les médias ont interprété ces déclarations comme l’annonce de son retrait de la vie politique. Ehud Olmert devrait annoncer dimanche au cabinet sa décision de démissionner. Il restera à la tête d’un gouvernement de transition le temps qu’un nouveau cabinet soit formé. Après la démission d’Olmert, Mme Livni disposera d’un délai de 42 jours pour rassembler une nouvelle majorité, faute de quoi des élections anticipées pourraient avoir lieu dans les 90 jours. Une perspective peu réjouissante pour Tzipi Livni alors que le chef de l’opposition de droite, Benjamin Netanyahu, se tient en embuscade. Dès hier, « Bibi », que les sondages donnent favori en cas de scrutin anticipé, a d’ailleurs réclamé un renouvellement anticipé de la Knesset. « La décision la plus démocratique à prendre est d’organiser des élections. Il faut laisser aux millions d’Israéliens choisir qui les dirigera et ne pas laisser une question aussi vitale aux mains de quelques centaines de militants du Kadima », a déclaré M. Netanyahu. La législature actuelle s’achève normalement à la fin 2010. Côté palestinien, le négociateur Saëb Erakat a exprimé l’espoir que la victoire de Tzipi Livni entraînerait des négociations « sérieuses », alors le Hamas ne s’attendait qu’à « la poursuite de la politique d’agression » contre le peuple palestinien.
Netanyahu appelle à des élections anticipées, Mofaz se retire de la scène politique.

Élue à la tête du parti majoritaire Kadima, la ministre israélienne des Affaires étrangères, Tzipi Livni, 50 ans, a engagé dès hier la seconde manche de sa course au pouvoir, annonçant son intention de former au « plus vite » un nouveau gouvernement. Considérée comme une « Mme Propre », non éclaboussée par des scandales de corruption qui ont forcé l’actuel Premier ministre Ehud Olmert à annoncer sa démission prochaine, Tzipi Livni peut compter sur sa popularité et sa réputation de battante fondée sur une ascension politique fulgurante.
La tâche s’annonce néanmoins difficile après une victoire à l’arraché sur son rival, le ministre des Transports Shaul Mofaz, aux primaires du parti centriste et compte tenu des...