Le Conseil du développement et de la reconstruction (CDR) détaille l’avancement
des différents projets en phase d’exécution
et leur financement.
Dans son rapport annuel publié hier, le CDR a d’abord souligné que la programmation de l’exécution de ces projets se fait en coordination avec les différents ministères et établissements publics concernés.
Pour ce qui est de l’électricité, plusieurs projets importants ont été mis en place pour le montant de 1,45 milliard de dollars. Ces projets ont été achevés fin 2007. Par ailleurs, le CDR, en coopération avec le gouvernement, le ministère de l’Énergie et de l’Eau, le ministère des Finances, le Conseil supérieur de la privatisation et l’EDL, planche sur la mise en œuvre du plan de restructuration du secteur de l’énergie tel qu’il a été adopté par le gouvernement. Ce plan consiste notamment dans la mise en corporatisme de l’EDL.
Au niveau des télécoms, de nombreux accords ont été conclus avec des compagnies étrangères et locales pour la réhabilitation et l’élargissement du réseau de téléphonie fixe qui devrait avoir une capacité de 1 730 000 lignes, soit une ligne pour chaque trois personnes. Le montant de ces accords s’est élevé à environ 775 millions de dollars. Ces projets ont été achevés en 2002. Dans le même temps, le système GSM a été introduit au Liban et deux opérateurs concurrentiels ont remporté les licences d’exploitation. Les deux réseaux opérationnels ont chacun une capacité de 900 mille abonnés. Aujourd’hui, le gouvernement s’emploie à la privatisation de nouveau du secteur des télécoms dans ces deux branches, les lignes fixes et les lignes mobiles. De nombreux projets pour le développement de ce secteur sont sur la sellette. Ils attendent que les prérogatives de l’État et des deux opérateurs privés soient réparties au clair.
Au niveau des routes et des autoroutes, le montant des projets exécutés dans la capitale et dans les différentes régions du pays s’est élevé à 1 663 millions de dollars. Ce montant porte sur les projets exécutés jusqu’en 2007 et qui se chiffrent à 1 102 millions de dollars et sur les projets en cours d’exécution en ce moment et qui se chiffrent à 560 millions de dollars.
En ce qui concerne l’enseignement public, les différents accords conclus pour effectuer des études de faisabilité et des travaux dans ce secteur ont totalisé 238,5 millions de dollars de 1992 à décembre 2007. Le plan de travail présent et futur consiste à assurer un siège à chaque enfant libanais en âge d’aller à l’école conformément aux recommandations du sommet de Dakar intitulé « L’éducation pour tous ». Pour ce qui est de l’enseignement technique, les accords conclus à ce jour s’élèvent à 124,8 millions de dollars. Le ministère a entrepris une étude qui lui a permis de mettre au point une stratégie d’action pour l’avenir à la lumière des besoins du marché.
Au niveau de la santé publique, les accords conclus jusqu’à ce jour se sont élevés à 282 millions de dollars.
Pour ce qui est du développement social, les accords conclus jusqu’à ce jour ont totalisé 84 millions de dollars. Le CDR gère le projet de développement social financé par la Banque mondiale et le projet du Fonds de développement économique et social financé par l’Union européenne.
Pour les canalisations de l’eau potable, les accords conclus et exécutés se sont élevés à 615 millions de dollars.
Au niveau du traitement des déchets solides, le Conseil des ministres a approuvé le plan proposé par le CDR pour la gestion des déchets solides ménagers, et ce en vertu de la décision numéro 1 du 28/6/2006. Le Conseil des ministres a par ailleurs convenu de procéder aux expropriations nécessaires pour mettre en place le plan et a chargé le CDR d’élaborer le cahier des charges.
En ce qui concerne l’agriculture et l’irrigation, les accords conclus depuis 1992 jusqu’à ce jour se sont élevés à 122,8 millions de dollars. Un plan de développement agricole global a été mis au point. Il porte notamment sur la rationalisation de l’utilisation de l’eau.
En ce qui concerne les ports et les aéroports, le montant des accords conclus concernant les ports s’est élevé à 7 millions de dollars. En revanche, l’exécution des grands contrats (d’un montant de 175 millions de dollars) portant sur l’élargissement de certains quais des ports de Beyrouth et de Tripoli, ayant obtenu un financement extérieur, est suivie respectivement par la direction de ces deux ports.
Pour ce qui a trait à l’aéroport Rafic Hariri, les accords conclus à ce jour s’élèvent à 694 millions de dollars. Le plan directeur de l’aéroport vise à élargir sa capacité d’accueil à six millions de passagers. Cette capacité devrait augmenter d’une manière graduelle pour atteindre 16 millions de passagers par an en 2035.
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