Zimbabwe
L’accord de gouvernement
d’union accueilli avec prudence
le 13 septembre 2008 à 00h00
La prudence prévalait hier au lendemain de la conclusion d’un accord de gouvernement d’union au Zimbabwe entre le président Robert Mugabe, qui exerce un pouvoir sans partage depuis 1980, et son ennemi politique Morgan Tsvangirai. Après des semaines d’âpres négociations que l’intransigeance des protagonistes a souvent conduites au bord de l’échec, le président sud-africain Thabo Mbeki, médiateur de l’Afrique australe dans la crise, a pu annoncer jeudi soir « un accord sur tous les points de discussions ». Mais il n’a rien révélé de la forme de partage du pouvoir au sein de l’Exécutif, clé de la crédibilité de l’accord, dont dépendra l’aide internationale massive désespérément attendue par le pays englué dans un marasme économique sans fond. Les détails n’en seront annoncés que lundi lors d’une cérémonie officielle de signature.
Eldred Masunungure, chercheur à l’Université du Zimbabwe, résumait ainsi le sentiment général : « C’est clairement un développement positif, qui peut potentiellement sortir le Zimbabwe d’une crise endémique. » La conclusion d’un accord en soi « brise le cercle vicieux, mais je préfère éviter toute célébration prématurée. Nous avons affaire à des intérêts et des hostilités profondément enracinées », a souligné l’analyste.
L’Union européenne a fait part de la même prudence, saluant « ce pas important », mais attendait d’en savoir plus sur son contenu pour réexaminer éventuellement ses sanctions. Selon le commissaire européen au Développement, Louis Michel, le leader de l’opposition lui a dit être « satisfait » de l’accord. La Grande-Bretagne a réagi prudemment, le secrétaire au Foreign Office David Miliband affirmant dans un communiqué que « le peuple zimbabwéen mérite un accord démocratique durable qui apporte les réformes, la reprise économique et la stabilité ». Le Premier ministre kényan Raila Odinga s’est, pour sa part, félicité de cette annonce.
Amnesty International a estimé hier que l’accord ne doit pas empêcher les responsables des violations des droits de l’homme d’être traduits en justice. Selon des sources concordantes proches des négociations, l’accord répartit sur le papier les compétences de façon équilibrée.
La prudence prévalait hier au lendemain de la conclusion d’un accord de gouvernement d’union au Zimbabwe entre le président Robert Mugabe, qui exerce un pouvoir sans partage depuis 1980, et son ennemi politique Morgan Tsvangirai. Après des semaines d’âpres négociations que l’intransigeance des protagonistes a souvent conduites au bord de l’échec, le président sud-africain Thabo Mbeki, médiateur de l’Afrique australe dans la crise, a pu annoncer jeudi soir « un accord sur tous les points de discussions ». Mais il n’a rien révélé de la forme de partage du pouvoir au sein de l’Exécutif, clé de la crédibilité de l’accord, dont dépendra l’aide internationale massive désespérément attendue par le pays englué dans un marasme économique sans fond. Les détails n’en seront annoncés que lundi lors...
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