Salaires
Les partenaires sociaux campent sur leurs positions
le 12 septembre 2008 à 00h00
Représentants syndicaux et patronaux continuent d’afficher leur mécontentement face à la hausse uniforme des salaires de 200 000 livres, annoncée par le gouvernement. L’ancien président de l’Association des industriels et PDG de Malia Group, Jacques Sarraf, a fustigé hier l’intervention de l’État dans les affaires du secteur privé, qui peine selon lui à surmonter les difficultés rencontrées ces trois dernières années. En 1996, a-t-il rappelé, les organismes économiques, la CGTL et le gouvernement, alors présidé par Rafic Hariri, ont abouti à une solution à l’amiable sur le relèvement du salaire minimum de 200 à 300 000 livres, l’attribution d’une indemnité de transport et d’allocations familiales. En échange, le gouvernement a réduit les tarifs d’électricité des industriels, défini des politiques de soutien aux secteurs productifs et au tourisme, a-t-il affirmé dans un entretien à l’agence al-Markaziya. Or aujourd’hui, l’État, notamment le ministère du Travail, délaisse ses responsabilités à l’égard des citoyens et aggrave les difficultés du secteur privé. De plus, l’imposition d’une majoration forfaitaire contredit le principe, cher au privé, de rémunération des salariés en fonction de leur productivité, et l’augmentation du salaire minimum va aggraver la concurrence entre la main-d’œuvre libanaise et étrangère, notamment égyptienne et syrienne, a-t-il conclu.
De son côté, le président de la CGTL, Ghassan Ghosn, a réitéré son opposition aux décisions gouvernementales et a annoncé la tenue d’une réunion du conseil exécutif la semaine prochaine visant à lancer un mouvement de contestation.
Représentants syndicaux et patronaux continuent d’afficher leur mécontentement face à la hausse uniforme des salaires de 200 000 livres, annoncée par le gouvernement. L’ancien président de l’Association des industriels et PDG de Malia Group, Jacques Sarraf, a fustigé hier l’intervention de l’État dans les affaires du secteur privé, qui peine selon lui à surmonter les difficultés rencontrées ces trois dernières années. En 1996, a-t-il rappelé, les organismes économiques, la CGTL et le gouvernement, alors présidé par Rafic Hariri, ont abouti à une solution à l’amiable sur le relèvement du salaire minimum de 200 à 300 000 livres, l’attribution d’une indemnité de transport et d’allocations familiales. En échange, le gouvernement a réduit les tarifs d’électricité des industriels, défini des...
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