Jo-Wilfried Tsonga, stoppé net par Tommy Robredo dimanche au troisième tour de l’US Open, a fait une rentrée convaincante à New York après trois mois d’absence sur blessure et constate avec un certain plaisir : « Au moins, je n’ai pas perdu mon tennis. »
Face à la tête de série n° 15, Tsonga a vu son chemin s’arrêter brutalement dans le dernier grand chelem de l’année, lui qui s’était révélé lors du premier, à Melbourne, où il avait atteint la finale comme dans un rêve, et qui avait manqué les deux autres, à Paris et Londres, en raison d’un genou opéré.
À la dérive dans les deux derniers sets de son match contre Robredo, perdu 7-6 (7/2), 6-2, 6-3, mais à la hauteur lors de la première manche et lors des deux premiers tours, le Manceau de 23 ans relativise la défaite. « Au moins, je n’ai pas perdu mon tennis, c’est ce que je me dis. »
« Contre Robredo, j’ai essayé de faire avec ce que j’avais, mais j’étais arrivé au bout, plaide-t-il. Je paye les efforts précédents, mais ça me donne l’objectif de travailler pour être plus solide physiquement en vue de la fin de saison. » Une fin d’année qui devrait être dense. « J’ai un programme chargé, je vais essayer de beaucoup jouer, mais sans faire n’importe quoi non plus. »
On devrait le voir raquette en main à Bangkok, à partir du 22 septembre, à Tokyo, Madrid, Lyon et surtout Paris-Bercy. « Je voudrais être au top à Bercy, ça serait cool », glisse celui qui n’a pas encore vraiment pu mesurer sa cote d’amour en France depuis sa finale australienne, ayant manqué Roland-Garros. Celui qui, aussi, n’a encore remporté aucun tournoi ATP.
Quant à ce fameux genou droit, il ne semble plus être un problème. « Non ça, ça va, dit-il en riant. C’est le reste qui ne va pas : j’ai des contractures partout... »
Malgré une pointe d’amertume dans le discours – « Sans ses problèmes de genou, je jouerais peut-être un tennis de rêve aujourd’hui », peste-t-il –, Tsonga sort la tête haute d’un tournoi où il aura laissé un excellent souvenir au public new-yorkais, amusé par sa fougue et son exubérance. « Même aujourd’hui (dimanche), le public a apprécié malgré mon niveau de jeu, ça fait plaisir. »
« Je suis heureux d’avoir renoué avec la compétition mais en même temps, Robredo au troisième tour de l’US Open, c’était un bon tirage, j’étais capable », regrette-t-il quand même.
Il aurait fallu un physique plus étoffé pour tenir le choc de ce premier set conclu au jeu décisif. Mais visiblement Tsonga ne l’avait pas, ne l’avait plus.
« J’ai laissé mes dernières cartouches pour arracher ce tie-break, après je n’avais plus rien, explique-t-il. Même samedi (le jour entre ses deux derniers matches), je n’avais pas pu m’entraîner normalement ».
Le Français attaque toutefois avec gourmandise la dernière ligne droite de sa saison, celle qui va commander l’entrée dans l’exercice 2009 et ses retrouvailles avec l’Australie, sa patrie de tennisman. Là où il est né.
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats Jo-Wilfried Tsonga, stoppé net par Tommy Robredo dimanche au troisième tour de l’US Open, a fait une rentrée convaincante à New York après trois mois d’absence sur blessure et constate avec un certain plaisir : « Au moins, je n’ai pas perdu mon tennis. »
Face à la tête de série n° 15, Tsonga a vu son chemin s’arrêter brutalement dans le dernier grand chelem de l’année, lui qui s’était révélé lors du premier, à Melbourne, où il avait atteint la finale comme dans un rêve, et qui avait manqué les deux autres, à Paris et Londres, en raison d’un genou opéré.
À la dérive dans les deux derniers sets de son match contre Robredo, perdu 7-6 (7/2), 6-2, 6-3, mais à la hauteur lors de la première manche et lors des deux premiers tours, le Manceau de 23 ans relativise la défaite. « Au moins, je n’ai...