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Énergie Le pétrole achève la semaine en hausse

Les cours du pétrole gagnaient plus d’un dollar hier en fin d’échanges européens, les opérateurs restant sur le qui-vive alors que la tempête Gustav menaçait de frapper le golfe du Mexique avec la force d’un ouragan et réactivait le souvenir dramatique de Katrina. Selon le Centre américain des ouragans (NHC), Gustav, après avoir touché la Jamaïque, devait poursuivre sa route en direction de Cuba. Il devrait atteindre les côtes de la Louisiane dans la nuit de lundi à mardi, après avoir traversé le golfe du Mexique. « Gustav pourrait être la première grande tempête tropicale menaçant le golfe américain du Mexique depuis les ouragans Katrina et Rita de septembre 2005 », ont souligné les analystes de la banque Barclays Capital, rappelant que les cours du brut étaient alors passés de 60 dollars début août à 69,5 dollars en septembre. Son passage pourrait provoquer un bond de 30 % des prix de l’essence aux États-Unis, ont estimé hier les analystes de la banque CIBC. Pour se préparer au pire, les compagnies pétrolières, qui ont tiré les leçons du passage de Katrina, se mettaient en ordre de bataille. Les groupes pétroliers BP, ConocoPhillips et Royal Dutch Shell ont annoncé avant-hier procéder à des évacuations de personnel de leurs installations du golfe du Mexique. Shell, qui produit à lui seul 510 000 barils équivalents pétrole d’hydrocarbures dans la zone, a commencé à procéder à des évacuations massives de ses plateformes offshore, ce qui devrait l’obliger à réduire sa production. Le britannique BP a indiqué évacuer son « personnel non essentiel », tandis que l’américain ConocoPhilips rapatriait 44 personnes de sa plateforme « Magnolia » et de ses sites dans les eaux du sud de la Louisiane. Conoco a également interrompu ses activités de forage et ancré son matériel à l’abri. Son concurrent ExxonMobil « identifie le personnel concerné par une éventuelle évacuation », mais sa production n’est pas pour l’heure affectée. De son côté, le français Total avait annoncé mercredi qu’il pourrait interrompre sa production à partir d’aujourd’hui. Selon un expert, 75 % de la production de pétrole brut de la zone pourrait être interrompue, soit plus d’un million de barils par jour. Le marché a cependant reçu des gages de la part du département américain de l’Énergie (DoE), qui s’est dit prêt hier à puiser dans la Réserve stratégique de pétrole (707 millions de barils), en cas d’importantes perturbations de la production américaine. La veille, l’Agence internationale de l’énergie avait déjà affirmé qu’elle était disposée à puiser dans ses réserves stratégiques, une annonce qui avait fait baisser les prix de deux dollars avant-hier malgré l’approche de la tempête. Les cours profitaient également de la montée des tensions géopolitiques entre la Russie et l’Occident, qui s’inquiète de sa dépendance énergétique vis-à-vis des géants pétroliers et gaziers russes. Pour apaiser ces craintes, la Russie a annoncé hier qu’elle resterait un « fournisseur sûr » de ressources énergétiques de l’Occident et a exprimé l’espoir que la raison « l’emportera sur les émotions » lors d’un sommet extraordinaire de l’Union européenne sur la crise géorgienne lundi. La Russie n’a pas l’intention de perturber l’approvisionnement en énergie vers l’Europe à des fins politiques, a par ailleurs estimé hier William Ramsey, numéro deux de l’Agence internationale de l’énergie.
Les cours du pétrole gagnaient plus d’un dollar hier en fin d’échanges européens, les opérateurs restant sur le qui-vive alors que la tempête Gustav menaçait de frapper le golfe du Mexique avec la force d’un ouragan et réactivait le souvenir dramatique de Katrina.
Selon le Centre américain des ouragans (NHC), Gustav, après avoir touché la Jamaïque, devait poursuivre sa route en direction de Cuba. Il devrait atteindre les côtes de la Louisiane dans la nuit de lundi à mardi, après avoir traversé le golfe du Mexique.
« Gustav pourrait être la première grande tempête tropicale menaçant le golfe américain du Mexique depuis les ouragans Katrina et Rita de septembre 2005 », ont souligné les analystes de la banque Barclays Capital, rappelant que les cours du brut étaient alors passés de 60 dollars début août...