Justice
Karadzic plaidera-t-il coupable
devant le TPI ?
le 28 août 2008 à 00h00
L’ancien chef politique des Serbes de Bosnie, Radovan Karadzic, arrêté à Belgrade en juillet, 13 ans après son inculpation pour génocide, dira demain s’il plaide coupable ou non devant le Tribunal pénal international (TPI) pour l’ex-Yougoslavie à La Haye. Ce sera sa deuxième apparition publique depuis son arrestation. Onze chefs de crimes de guerre, crimes contre l’humanité et génocide pèsent sur lui pour son rôle dans la guerre de Bosnie (1992-1995). Lors de sa comparution initiale le 31 juillet, l’inculpé avait choisi d’utiliser le délai légal de réflexion de 30 jours auquel il avait droit. Au cas très improbable où il plaiderait coupable, Radovan Karadzic échapperait à un procès et les juges n’auraient qu’à décider de sa peine. S’il refusait de répondre, le juge prononcerait en son nom un « non coupable » automatique. Lors de sa première comparution également, M. Karadzic avait confirmé qu’il souhaitait assurer lui-même sa défense. Les juges doivent encore statuer sur cette demande.
Florence Hartmann accusée par le TPI d’outrage à la Cour
L’ancienne porte-parole du procureur du Tribunal pénal international (TPI) pour l’ex-Yougoslavie, Florence Hartmann, devra comparaître pour outrage à la Cour pour avoir divulgué des informations confidentielles sur le procès de Slobodan Milosevic, a annoncé le TPI. La chambre retient deux charges contre elle. Le juge pointe notamment son livre paru en 2007, Paix et châtiment, les guerres secrètes de la politique et de la justice internationales, dans lequel elle révèle le traitement réservé par les juges du TPI à des documents susceptibles de révéler l’implication de Slobodan Milosevic dans un génocide. Mme Hartmann est appelée à comparaître une première fois le 15 septembre. « Cette décision est ahurissante. Elle ne peut s’expliquer que par des considérations autres que juridiques », s’est indigné son avocat, Me William Bourdon, depuis Paris. « Poursuivre Mme Hartmann signifie que tous ceux qui, légitimement, dans l’intérêt du public et de l’histoire, souhaiteraient porter témoignage de leur action au service de la justice pénale internationale seraient bâillonnés », a-t-il ajouté. Selon les statuts du TPI, l’outrage à la Cour peut être sanctionné de sept ans de prison et/ou d’une amende de 100 000 euros.
L’ancien chef politique des Serbes de Bosnie, Radovan Karadzic, arrêté à Belgrade en juillet, 13 ans après son inculpation pour génocide, dira demain s’il plaide coupable ou non devant le Tribunal pénal international (TPI) pour l’ex-Yougoslavie à La Haye. Ce sera sa deuxième apparition publique depuis son arrestation. Onze chefs de crimes de guerre, crimes contre l’humanité et génocide pèsent sur lui pour son rôle dans la guerre de Bosnie (1992-1995). Lors de sa comparution initiale le 31 juillet, l’inculpé avait choisi d’utiliser le délai légal de réflexion de 30 jours auquel il avait droit. Au cas très improbable où il plaiderait coupable, Radovan Karadzic échapperait à un procès et les juges n’auraient qu’à décider de sa peine. S’il refusait de répondre, le juge prononcerait en son nom un «...
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