Nucléaire
Pyongyang suspend le démantèlement
et menace de réactiver Yongbyon
le 27 août 2008 à 00h00
La Corée du Nord a interrompu le démantèlement de ses installations nucléaires et n’exclut pas de remettre en service son principal réacteur en représailles au refus américain de la retirer de sa liste des États soutenant le terrorisme, selon l’agence gouvernementale KCNA, hier. « Les États-Unis ayant refusé de mettre en œuvre l’accord, le règlement du problème nucléaire dans la péninsule coréenne bute sur un obstacle de taille », a affirmé un porte-parole du ministère nord-coréen des Affaires étrangères cité par l’agence de presse du régime communiste de Pyongyang. Les opérations de démantèlement sont suspendues depuis le 14 août.
Situé à environ 100 km au nord de la capitale nord-coréenne, Yongbyon est considéré comme l’épine dorsale du programme nucléaire militaire du Nord. En signe de bonne volonté, les autorités nord-coréennes l’avaient désactivé avant de procéder, en juin dernier, à la démolition de sa tour de refroidissement.
Washington exige que la Corée du Nord accepte un mécanisme complet de vérification (inspections surprise des sites, accès à des échantillonnages de matériaux et d’équipements, etc.) et refuse de la retirer de sa liste des États soutenant le terrorisme tant que cette obligation ne sera pas remplie. Un retrait de la liste noire américaine ouvrirait à la Corée du Nord l’accès aux prêts d’organismes internationaux et à l’aide américaine. Ce nouveau blocage intervient alors que le président chinois Hu Jintao, dont le pays accueille les discussions à six pays, était en visite officielle à Séoul. Hier matin, le président Hu et le chef du gouvernement sud-coréen, Han Seung-soo, ont réaffirmé leur volonté de convaincre Pyongyang de renoncer à ses ambitions atomiques.
Le Japon s’est dit hier « préoccupé » par la suspension du démantèlement des installations nucléaires décidée par la Corée du Nord.
La décision de la Corée du Nord d’interrompre le démantèlement de ses installations nucléaires est un recul « inquiétant » qui va à l’encontre de ses engagements internationaux, a estimé de son côté un porte-parole du département d’État américain, Robert Wood.
Plus tard, dans la soirée, la Maison-Blanche a indiqué que la Corée du Nord restera sur sa liste noire des États soutenant le terrorisme, jusqu’à ce que tous les négociateurs soient d’accord sur un protocole permettant de vérifier que sa dénucléarisation est complète.
La Corée du Nord a interrompu le démantèlement de ses installations nucléaires et n’exclut pas de remettre en service son principal réacteur en représailles au refus américain de la retirer de sa liste des États soutenant le terrorisme, selon l’agence gouvernementale KCNA, hier. « Les États-Unis ayant refusé de mettre en œuvre l’accord, le règlement du problème nucléaire dans la péninsule coréenne bute sur un obstacle de taille », a affirmé un porte-parole du ministère nord-coréen des Affaires étrangères cité par l’agence de presse du régime communiste de Pyongyang. Les opérations de démantèlement sont suspendues depuis le 14 août.
Situé à environ 100 km au nord de la capitale nord-coréenne, Yongbyon est considéré comme l’épine dorsale du programme nucléaire militaire du Nord. En signe de...
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