Chine
Un des plus anciens prisonniers
politiques libéré
le 27 août 2008 à 00h00
Hu Shigen, l’un des plus anciens prisonniers politiques chinois condamné à 20 ans d’emprisonnement pour avoir bravé l’interdiction de créer un parti politique, a été libéré hier après 16 années de détention, a annoncé sa famille. M. Hu, âgé de 53 ans, a été accueilli par ses proches à sa sortie d’une prison pékinoise, a dit son frère à Reuters. Des policiers en civil ont en revanche empêché d’autres dissidents de se rendre devant la prison pour le saluer, a affirmé l’activiste Zhao Xhin. L’ancien conférencier à l’Institut des langues de Pékin a vu sa condamnation réduite une première fois en 2005 et de nouveau cette année, ce qui lui a permis d’être libéré quatre ans avant le terme de sa peine. Il n’a cependant pas pu être interrogé par les journalistes à sa sortie de prison, car il reste privé de ses droits politiques pour quatre ans.
Pékin appelle le dalaï-lama
à cesser ses « activités séparatistes »
La Chine a appelé hier le dalaï-lama à cesser ses « activités séparatistes », cinq jours après que le chef spirituel tibétain eut affirmé que des soldats avaient ouvert le feu contre une foule dans le sud-ouest de la Chine. Le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Qin Gang, a aussi appelé le chef spirituel à créer des « conditions favorables » à de futures négociations avec les autorités chinoises. « La porte des discussions et des contacts avec les partisans du dalaï-lama est toujours ouverte », a-t-il dit. La dernière rencontre entre des émissaires du dalaï-lama et des représentants chinois sur le statut du Tibet, qualifiée de décevante par les représentants tibétains, a eu lieu en juillet.
Les maîtresses de responsables
corrompus risquent également la prison
Les familles et même les « amants secrets » de responsables chinois corrompus pourront être poursuivis et condamnés à des peines de prison, selon un projet d’amendement visant à réduire la corruption dans l’administration, a rapporté hier la presse chinoise. Les proches et les personnes ayant des « relations intimes » avec un responsable corrompu risqueront jusqu’à 7 ans de prison s’ils profitent de manière illégale de sa position sociale, notamment en acceptant des pots-de-vin. Ces peines, détaillées dans un amendement au droit pénal présenté lundi au Parlement, représentent le dernier effort du Parti communiste chinois pour juguler la corruption gouvernementale à tous les niveaux, de plus en plus souvent perçue comme une menace à la légitimité du pouvoir. La corruption est un fléau dans ce pays en plein boom économique, au sein de l’administration comme à tous les échelons de la société, qui n’est tempéré ni par une presse libre ni par un système judiciaire indépendant.
Hu Shigen, l’un des plus anciens prisonniers politiques chinois condamné à 20 ans d’emprisonnement pour avoir bravé l’interdiction de créer un parti politique, a été libéré hier après 16 années de détention, a annoncé sa famille. M. Hu, âgé de 53 ans, a été accueilli par ses proches à sa sortie d’une prison pékinoise, a dit son frère à Reuters. Des policiers en civil ont en revanche empêché d’autres dissidents de se rendre devant la prison pour le saluer, a affirmé l’activiste Zhao Xhin. L’ancien conférencier à l’Institut des langues de Pékin a vu sa condamnation réduite une première fois en 2005 et de nouveau cette année, ce qui lui a permis d’être libéré quatre ans avant le terme de sa peine. Il n’a cependant pas pu être interrogé par les journalistes à sa sortie de prison, car il...
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