Après un exercice 2007-2008 désastreux et un été agité, Valence, champion d’Espagne 2002 et 2004, peut compter sur un groupe solide sublimé par le talent de David Villa et de David Silva pour tenter de renouer avec le succès cette saison, qui démarre samedi.
Il est assez difficile d’expliquer comment Valence, avec sa pléiade d’internationaux espagnols, a pu terminer 10e de la Liga après avoir été sérieusement menacé de relégation.
Le club, seul espagnol en quarts de finale de la Ligue des champions 2006-2007, a aussi raté sa campagne européenne la saison dernière avec une dernière place dans son groupe de C1.
L’erreur fatale a sans doute été de débarquer l’entraîneur Quique Flores fin octobre. Valence venait certes de chuter lourdement sur le terrain du FC Séville (3-0) mais était encore en course en C1 et à seulement 4 points du leader en Espagne, le Real Madrid.
Le président Juan Soler, qui démissionna plus tard pour raisons de santé, ne voyait plus en Flores le guide idéal pour sa formation et choisissait le Néerlandais Ronald Koeman.
L’ancien joueur du Barça ne tardait pas à se mettre à dos la majorité de l’effectif en décidant d’écarter trois piliers de l’équipe : Santiago Canizares, David Albelda et Miguel Angel Angulo, jugés trop « vieux ».
Le bilan de Koeman, licencié dans l’urgence à cinq journées de la fin, est le plus mauvais de l’histoire de Valence en 1re division : 22 matches de championnat et seulement 4 victoires, 6 nuls et 12 défaites.
Son seul mérite : avoir conduit le club à sa septième victoire en Coupe d’Espagne (3-1 en finale contre Getafe).
Briscards
Mais la star de l’équipe, David Villa, avait prévenu : « Gagner la Coupe ne fera pas oublier notre mauvaise saison. »
Pour repartir du bon pied, Valence a fait appel au jeune entraîneur Unai Emery (37 ans), auteur d’une excellente saison avec le promu Almeria (8e).
Emery est la seule recrue du club, qui a surtout fait des efforts pour conserver ses deux joyaux, le buteur Villa et le petit milieu David Silva, encore plus convoités après le succès espagnol à l’Euro.
Tout a pourtant failli être bouleversé avec l’arrivée début juillet de Juan Villalonga, grande figure du capitalisme espagnol, au poste de directeur exécutif. L’ex-patron de Telefonica voulait faire venir Luis Aragones, pourtant fraîchement engagé par Fenerbahçe. Mais la tentative échoua.
Vicente Soriano, deuxième actionnaire, a alors trouvé un accord avec l’ex-président Soler pour devenir actionnaire majoritaire et débarqué Villalonga.
Retour à la stabilité et priorité donnée aux discussions avec les deux David aux pieds en or.
Valence dispose aujourd’hui d’un effectif stable, expérimenté, avec quatre champions d’Europe (Marchena et Albiol en plus de Silva et Villa), de quelques briscards (Helguera, Morientes, Albelda et Baraja) et de jeunes prometteurs (Pablo Hernandez, de retour de prêt de Getafe, et Juan Manuel Mata).
A priori tout pour faire une bonne saison. « Nous sommes prêts à gagner de nouveaux titres, à travailler ensemble, unis », assure Albiol. Ça n’a pourtant pas très bien commencé, avec l’échec dimanche en Supercoupe d’Espagne face au Real Madrid.
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Il est assez difficile d’expliquer comment Valence, avec sa pléiade d’internationaux espagnols, a pu terminer 10e de la Liga après avoir été sérieusement menacé de relégation.
Le club, seul espagnol en quarts de finale de la Ligue des champions 2006-2007, a aussi raté sa campagne européenne la saison dernière avec une dernière place dans son groupe de C1.
L’erreur fatale a sans doute été de débarquer l’entraîneur Quique Flores fin octobre. Valence venait certes de chuter lourdement sur le terrain du FC Séville (3-0) mais était encore en course en...