Énergie
Le pétrole perd un dollar, les craintes
sur la consommation dominent
le 13 août 2008 à 00h00
Les prix du pétrole perdaient un dollar hier en séance, alors que les incertitudes sur la demande d’or noir reprenaient le dessus sur les craintes suscitées à la mi-journée par la fermeture de plusieurs infrastructures transportant des hydrocarbures de la mer Caspienne.
En séance, les prix ont touché 110,47 dollars à Londres et 112,48 dollars à New York, des plus bas depuis fin avril. Par rapport à son record de 147,50 dollars enregistré le 11 juillet, l’or noir a lâché plus de 37 dollars, soit un quart environ de sa valeur. Au cours d’une séance fortement volatile, les prix de l’or noir ont changé plusieurs fois de direction. Dans la matinée, les cours continuaient à baisser, le marché ignorant l’annonce par le camp géorgien de bombardements russes sur l’oléoduc stratégique Bakou-Tbilissi-Ceyhan, d’une capacité maximale d’1,2 million de barils par jour. Les prix se sont ensuite légèrement raffermis lorsque les opérateurs ont appris la fermeture par précaution des deux importantes artères de transport acheminant le pétrole et le gaz azéri de la mer Caspienne vers les marchés occidentaux : l’oléduc Bakou-Soupsa et le gazoduc du Caucase-Sud (South Caucasus Pipeline, SCP).
« Bien que BP ait cessé d’acheminer hier du pétrole à travers les oléoducs plus petits (que le BTC) passant par la Géorgie, les quantités de pétrole en question sont assez faibles et, dans tous les cas, le transport pourra reprendre bientôt si l’annonce d’une cessation des opérations militaires par Moscou est bien un premier pas vers une baisse des tensions », ont commenté les analystes de la banque Barclays Capital. En fin d’échanges européens, les prix du pétrole repartaient franchement vers le bas, le marché choisissant de se concentrer sur les signes de détente de l’offre et de la demande pétrolières. À l’appui de ce tableau, l’AIE a laissé sa prévision de demande mondiale de pétrole inchangée pour 2008, constatant par ailleurs une nette hausse de l’offre en juillet, ce qui indique que le marché continue à se détendre.
« Même avec l’interruption de l’oléoduc BTC, il semble que le marché physique va se détendre au cours des prochains mois, et le lancement de (projets) offshore au Nigeria, en Angola et en Arabie saoudite devrait augmenter la capacité » de production, a ainsi renchéri Michael Waldron, analyste de la banque Lehman Brothers.
Les prix du pétrole perdaient un dollar hier en séance, alors que les incertitudes sur la demande d’or noir reprenaient le dessus sur les craintes suscitées à la mi-journée par la fermeture de plusieurs infrastructures transportant des hydrocarbures de la mer Caspienne.
En séance, les prix ont touché 110,47 dollars à Londres et 112,48 dollars à New York, des plus bas depuis fin avril. Par rapport à son record de 147,50 dollars enregistré le 11 juillet, l’or noir a lâché plus de 37 dollars, soit un quart environ de sa valeur. Au cours d’une séance fortement volatile, les prix de l’or noir ont changé plusieurs fois de direction. Dans la matinée, les cours continuaient à baisser, le marché ignorant l’annonce par le camp géorgien de bombardements russes sur l’oléoduc stratégique Bakou-Tbilissi-Ceyhan,...
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