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PSG : Le Guen, la saison ou jamais

Épargné par les soubresauts sportifs du Paris-SG depuis son arrivée en janvier 2007, Paul Le Guen aborde sa dernière année de contrat à la tête du club de la capitale dans la peau d’un sursitaire, la nomination de Charles Villeneuve à la présidence ayant fragilisé son statut. La donne a réellement changé pour l’entraîneur du PSG avec la venue de l’ancien journaliste de TF1. Jusque-là, Le Guen était parvenu à passer entre les gouttes, protégé par son aura d’ancien joueur du club et un crédit encore intact en dépit d’une expérience totalement ratée aux Glasgow Rangers (juillet 2006-janvier 2007), ses trois titres de champion de France avec Lyon balayant tous les arguments contraires. Ses erreurs de recrutement, ses atermoiements tactiques, ses volte-face incessantes entre la promotion des jeunes et un recours aux anciens et surtout les résultats catastrophiques de l’équipe parisienne, sauvée de la relégation en Ligue 2 à la dernière journée (16e), n’avaient également jamais ébranlé l’ex-président Alain Cayzac, décidé à miser sur la stabilité et refusant obstinément de se séparer de son technicien. Mais le rempart Cayzac a jeté l’éponge et son successeur semble avoir moins de scrupules. Charles Villeneuve n’a pas la réputation d’un tendre et ne fera sûrement pas de sentiments au moment de dresser un bilan. Changement d’ère Pour Le Guen, tout se jouera donc lors des premières journées. Pour le moment, les deux hommes cohabitent sans se heurter, mais le nouveau président parisien a déjà marqué son territoire en matière de recrutement, actant un changement d’ère et de style avec la « période Cayzac ». Tout sépare Villeneuve de Le Guen. L’ex-reporter, baroudeur et flamboyant, tranche forcément avec l’austère technicien breton. Le premier ne cache pas son goût pour « les joueurs d’expérience et les défenseurs de classe internationale », comme Alessandro Nesta, alors que le second, au contraire, n’a pas hésité la saison dernière à recruter ou à lancer des jeunes sans expérience. Les premières sorties de Villeneuve sur le besoin d’un « grand gardien » à Paris ont ainsi montré la différence d’approche et de philosophie entre les deux hommes, Le Guen n’ayant aucune intention de se séparer de Landreau en dépit de la saison difficile de l’ancien portier n° 2 de l’équipe de France. Mais c’est surtout sur le dossier Briand que le fossé entre les deux hommes est apparu béant. « Priorité » de Le Guen qui a multiplié les appels téléphoniques pour lui manifester son intérêt, le jeune attaquant de Rennes n’a jamais eu les faveurs de Villeneuve. Même si l’affaire a traîné en longueur, le PSG n’a en fait jamais disposé de l’argent réclamé par les dirigeants bretons ni même des 8,5 millions d’euros contenus dans leur dernière offre, selon une source proche du dossier. Tenu à l’écart Les dirigeants parisiens, Villeneuve puis Sébastien Bazin (représentant de l’actionnaire principal du PSG, Colony Capital), ont finalement dû faire « amende honorable » auprès de leurs homologues rennais, promettant de recadrer Le Guen, selon une source proche de Rennes. L’entraîneur a également été tenu à l’écart des négociations concernant Makelele et Giuly, menés respectivement par Bazin et Villeneuve, sans doute échaudés par les échecs et les fiascos de la campagne de recrutement précédente dont Le Guen avait été le grand maître d’œuvre. À son arrivée, le 27 mai, Villeneuve avait maintenu sa confiance à son entraîneur, assurant « s’entendre très très bien » avec lui. L’antagonisme entre les deux hommes n’a pas mis longtemps à apparaître au grand jour et aujourd’hui, plus que jamais, Le Guen est condamné à réussir... ou à partir.
Épargné par les soubresauts sportifs du Paris-SG depuis son arrivée en janvier 2007, Paul Le Guen aborde sa dernière année de contrat à la tête du club de la capitale dans la peau d’un sursitaire, la nomination de Charles Villeneuve à la présidence ayant fragilisé son statut.
La donne a réellement changé pour l’entraîneur du PSG avec la venue de l’ancien journaliste de TF1. Jusque-là, Le Guen était parvenu à passer entre les gouttes, protégé par son aura d’ancien joueur du club et un crédit encore intact en dépit d’une expérience totalement ratée aux Glasgow Rangers (juillet 2006-janvier 2007), ses trois titres de champion de France avec Lyon balayant tous les arguments contraires.
Ses erreurs de recrutement, ses atermoiements tactiques, ses volte-face incessantes entre la promotion des jeunes et un...