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Actualités - Chronologie

La majorité insiste sur les acquis de la déclaration ministérielle

En attendant la reprise du dialogue national avec les 14 personnalités concernées, mais cette fois au palais de Baabda et sous l’égide du président de la République, Michel Sleiman, tous les regards sont tournés vers la place de l’Étoile qui retrouvera son dynamisme parlementaire d’antan. Ce soir en effet, le président de la Chambre, Nabih Berry, compte rouvrir les portes du Parlement après deux ans environ de blocage forcé, pour une lecture exhaustive de la déclaration ministérielle avant le débat qui commencera demain matin. Cette occasion, soulignent les observateurs, permettra d’opérer un dégel politique puisque des réunions bilatérales et multilatérales sont prévues en marge de la séance parlementaire. Celle-ci sera marquée par un discours du président de la Chambre dans lequel il mettra en relief le climat de consensus qui s’est dégagé de la conférence de Doha. Dans le même esprit de conciliation, le député Antoine Zahra a tenu à souligner hier que la majorité en général et les Forces libanaises en particulier « ne cherchent pas à se munir de moyens qui détruisent » le pays. Bien au contraire, il s’agit de « rechercher ce qui pourra garantir le respect de la vie humaine et des valeurs ». « En dépit de notre amour pour la paix, nous sommes prêts à payer plus qu’il n’est possible pour préserver notre dignité humaine et notre droit à une vie libre et stable », a ajouté M. Zahra. Le chef des Forces libanaises, Samir Geagea, a en revanche choisi de mettre l’accent sur la date du 7 août 2001, date à laquelle des sympathisants aounistes avaient été passés à tabac par les forces de l’ordre et des membres des services de renseignements en civil. M. Geagea a affirmé que le 7 août est « un souvenir glorieux à tous les niveaux en dépit de sa dureté ». Il a ajouté : « Après le 14 Mars et la révolution du Cèdre, il n’y a plus eu d’incidents comme ceux du 7 août dans notre société et il n’y en aura plus dorénavant. Si cette révolution n’a pas réussi à réaliser tous ses objectifs, il n’en reste pas moins qu’elle a le mérite d’avoir instauré une réalité différente de celle qui prévalait lorsque le 7 août a eu lieu. » Pour le député Camille Ziadé, il suffit de lire la déclaration ministérielle « de manière non superficielle et sans exagération » pour se rendre compte que « les empreintes du 14 Mars apparaissent clairement » dans le document. En effet, « le gouvernement a validé un texte riche de positions nouvelles et profondes. Aucune partie n’est sortie victorieuse », comme l’a relevé le député. Le document est allé « loin » et a consolidé « la primauté de l’État dans tous les domaines fondamentaux ». Cela transparaît d’ailleurs dans « le préambule du document », a poursuivi M. Ziadé. Il faut donc « se comporter de manière positive » avec le nouveau gouvernement et « lui faire confiance malgré son jeune âge », a-t-il ajouté, avant de souhaiter que « la coopération qui a marqué la mise en place du document soit également présente dans la responsabilité » qui incombe au gouvernement. « Après l’obtention de la confiance, tous les regards se tourneront vers la table de dialogue et la visite du président de la République en Syrie », a-t-il aussi affirmé. Se prononçant sur la prochaine séance parlementaire pour discuter la déclaration ministérielle, le député Boutros Harb a affirmé, pour sa part, que « les parlementaires ont hâte de se rendre à l’hémicycle et de faire entendre leur voix à l’opinion publique ainsi que de prendre les positions adéquates durant cette étape ». « Il est du devoir de chaque député de donner son avis et de prendre position. Il n’est pas normal que ce pays soit plongé dans une trêve militaire qu’on cherche à transformer en plan de paix alors que la braise couve sous les cendres », a-t-il également relevé. Le député Ahmad Fatfat a, lui aussi, mis en relief la « complémentarité » de la déclaration ministérielle, même s’il a indiqué qu’il conviendrait de discuter ce document « avec précision et clarté ». « Il est nécessaire de mettre les points sur les i dans la période durant laquelle se construit la confiance » entre les membres du gouvernement, une confiance qui ne doit pas être « unilatérale ». Le vice-président du parti Kataëb, Sélim Sayegh, a estimé quant à lui que la solution à la crise libanaise passe par la séparation « du dossier local des conflits régionaux ». Il a aussi souligné que seule la « neutralité positive » pourrait sortir le Liban des crises répétées, surtout qu’aujourd’hui « toutes les parties se considèrent victorieuses ». L’une des questions phares que devront en outre se poser les participants au dialogue national, a-t-il dit, sera de se demander « quel gouvernement nous voulons » et de trouver un « compromis » en ce sens car le plus important n’est pas « la stratégie de défense mais bien la protection du Liban ».
En attendant la reprise du dialogue national avec les 14 personnalités concernées, mais cette fois au palais de Baabda et sous l’égide du président de la République, Michel Sleiman, tous les regards sont tournés vers la place de l’Étoile qui retrouvera son dynamisme parlementaire d’antan. Ce soir en effet, le président de la Chambre, Nabih Berry, compte rouvrir les portes du Parlement après deux ans environ de blocage forcé, pour une lecture exhaustive de la déclaration ministérielle avant le débat qui commencera demain matin. Cette occasion, soulignent les observateurs, permettra d’opérer un dégel politique puisque des réunions bilatérales et multilatérales sont prévues en marge de la séance parlementaire. Celle-ci sera marquée par un discours du président de la Chambre dans lequel il mettra en relief le...