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Un coup dur à l’Autorité palestinienne

L’annonce de la démission prochaine d’Ehud Olmert est un coup dur porté à l’Autorité palestinienne qui, juste avant de perdre ce partenaire, estime qu’il a été « sérieux et impliqué personnellement » dans les négociations de paix. Officiellement, l’Autorité palestinienne affirme que les déboires judiciaires de M. Olmert et son annonce de ne pas briguer la direction du parti Kadima en septembre sont une « affaire interne » à Israël. « Nous travaillerons avec tout Premier ministre élu en Israël et nous continuons avec Ehud Olmert jusqu’à l’arrivée de son successeur », a déclaré le président palestinien Mahmoud Abbas lors d’une conférence de presse à Tunis. L’Autorité palestinienne n’est « pas préoccupée » par le départ annoncé du Premier ministre israélien et le retard que cela pourrait entraîner sur les négociations de paix, a assuré, pour sa part, son ministre des Affaires étrangères Riyad al-Malki. « La décision » de s’impliquer dans ce processus « n’est pas une décision personnelle d’Olmert mais une décision collective du gouvernement d’Israël. Cette posture du gouvernement israélien doit se maintenir après le départ d’Olmert », a indiqué le représentant palestinien. Mais plusieurs responsables impliqués dans les négociations ont estimé que l’Autorité palestinienne allait perdre un Premier ministre personnellement très impliqué dans les négociations et prêt à discuter des dossiers les plus sensibles, comme Jérusalem ou les frontières. « Nous avons mené les négociations les plus importantes depuis 1991 » avec M. Olmert, a reconnu un des principaux négociateurs palestiniens sous le couvert de l’anonymat. « Les Israéliens nous écoutaient et discutaient », a-t-il ajouté. Un autre membre de l’équipe de négociateurs, l’ancien ministre Mohammad Achtiyeh, confirme que M. Olmert a été un acteur « sérieux et impliqué personnellement » dans les négociations, bien qu’elles n’aient débouché jusqu’à ce jour sur aucune percée. Déjà difficiles – M. Olmert a émis lundi ouvertement des doutes sur la possibilité de parvenir à un accord « d’ici à la fin de l’année » en raison notamment de divergences sur Jérusalem – les négociations risquent d’être compromises par son départ ou un successeur moins enclin à s’investir. « Les négociations se trouvent à un croisement des chemins. Nous ne savons pas quelle sera la prochaine coalition gouvernementale ni le nom du futur Premier ministre », estime M. Achtiyeh. « Si Livni est élue, les négociations se poursuivront. Mais si (Shaul) Mofaz gagne, ce sera plus difficile », assure le politologue palestinien, Hani al-Masri. Côté Hamas, les islamistes se réjouissent de cette prochaine démission qu’ils estiment être une « victoire de la résistance » mais surtout permet d’affaiblir le président Abbas, qui joue sa crédibilité dans les négociations de paix. « Il s’agit d’un grand coup porté à la bande partisane des compromis (l’Autorité palestinienne) qui a lié son sort à un accord de paix et à la possibilité qu’il soit signé avant la fin de l’année », a affirmé à l’AFP le porte-parole du Hamas, Sami Abou Zouhri.
L’annonce de la démission prochaine d’Ehud Olmert est un coup dur porté à l’Autorité palestinienne qui, juste avant de perdre ce partenaire, estime qu’il a été « sérieux et impliqué personnellement » dans les négociations de paix.
Officiellement, l’Autorité palestinienne affirme que les déboires judiciaires de M. Olmert et son annonce de ne pas briguer la direction du parti Kadima en septembre sont une « affaire interne » à Israël.
« Nous travaillerons avec tout Premier ministre élu en Israël et nous continuons avec Ehud Olmert jusqu’à l’arrivée de son successeur », a déclaré le président palestinien Mahmoud Abbas lors d’une conférence de presse à Tunis.
L’Autorité palestinienne n’est « pas préoccupée » par le départ annoncé du Premier ministre israélien et le retard que...