Près d’un an déjà que les ruelles d’Achrafieh sont soumises à des travaux de réfection totale, qu’elles sont trouées, excavées, dessablées, ensablées de nouveau pour y installer, en principe, un réseau pour l’évacuation des eaux usées... Près d’un an que les travaux traînent en longueur, que de nouvelles ruelles sont fermées à la circulation, du jour au lendemain, alors que d’autres ne sont toujours pas carrossables. Près d’un an que les automobilistes s’échinent à aller à la recherche des voies praticables, après avoir tourné en rond pendant des heures et s’être usé les nerfs dans les embouteillages. Près d’un an que les piétons et les habitants respirent la poussière et le sable, supportent le bruit et la saleté, et se résignent à de hasardeuses et dangereuses manœuvres pour sortir de chez eux ou faire leurs courses. Près d’un an aussi que l’accès à certains commerces est bloqué, que certains commerçants ont fermé boutique dans l’attente de la fin des travaux.
On grognerait moins si les choses s’amélioraient. Si les routes, une fois terminées, étaient réellement et définitivement remises à neuf, comme l’a été la rue Hamra. Si les choses changeaient réellement.
Mais non. Dans nombre de ruelles, les travaux n’ont été faits qu’à moitié. Il semble même, parfois, que les entrepreneurs ont tout simplement oublié d’exécuter certains travaux.
La rue du Liban a enfin été asphaltée après de longs mois de travaux. Mais elle n’a désormais de rue que le nom. L’emprunter aujourd’hui pour un automobiliste équivaut à exécuter une partie de rodéo, tellement les bosses sont nombreuses et grosses. Mais quand sera-t-elle donc correctement asphaltée ?
La région de Furn el-Hayek, elle, n’a même pas eu cette chance. Après avoir été récemment asphaltée, à l’issue d’interminables travaux, voilà qu’une de ses ruelles est de nouveau la proie des bulldozers et des machines excavatrices.... Qu’a donc « oublié » d’exécuter l’entrepreneur ?
Le problème est que la lenteur dans les travaux d’infrastructure, les oublis à répétition de la part des entrepreneurs ou de l’administration ne sont pas exceptionnels. Bien au contraire, ils sont monnaie courante, non seulement à Achrafieh, mais également dans tous les quartiers de la ville, voire dans toutes les régions du pays.
Et tant pis pour le citoyen qui rame au quotidien et qui n’en peut plus de devoir supporter l’incompétence et la corruption, jusque sous son balcon.
Anne-Marie EL-HAGE
Près d’un an déjà que les ruelles d’Achrafieh sont soumises à des travaux de réfection totale, qu’elles sont trouées, excavées, dessablées, ensablées de nouveau pour y installer, en principe, un réseau pour l’évacuation des eaux usées... Près d’un an que les travaux traînent en longueur, que de nouvelles ruelles sont fermées à la circulation, du jour au lendemain, alors que d’autres ne sont toujours pas carrossables. Près d’un an que les automobilistes s’échinent à aller à la recherche des voies praticables, après avoir tourné en rond pendant des heures et s’être usé les nerfs dans les embouteillages. Près d’un an que les piétons et les habitants respirent la poussière et le sable, supportent le bruit et la saleté, et se résignent à de hasardeuses et dangereuses manœuvres pour sortir de...
Iran - USA - Liban : tout peut changer en quelques heures.
Restez informés pour seulement 10 $/mois au lieu de 21.5 $, pendant 1 an.
Abonnez-vous pour 1$ et accédez à une information indépendante.
Dans votre abonnement numérique : la version PDF du quotidien L’Orient-Le Jour, des newsletters réservées aux abonnés ainsi qu'un accès illimité à 3 médias en ligne : L’Orient-Le Jour, L’Orient Today et L’Orient Littéraire.