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Actualités - Opinion

Marché de l’immobilier Commerces : les opportunités deviennent rares

Le paysage commercial beyrouthin se trouve actuellement dans une situation paradoxale. Alors que la demande de nouvelles franchises internationales et d’enseignes locales sont toujours soutenues, et ce quelle que soit la situation politique et sécuritaire, il est de plus en plus difficile de trouver des emplacements disponibles. Dans les zones marchandes les plus attractives comme le centre-ville, Hamra, Verdun, ABC Achrafieh ou Kaslik, l’offre s’est réduite comme peau de chagrin. Les milliers de personnes qui arpentent ces destinations chaque mois font fantasmer nombre de commerçants. Ce sont évidemment des adresses idéales pour s’offrir une vitrine à Beyrouth. Seulement voilà, les places sont rares et donc de plus en plus chères. Il faut désormais s’armer de patience et être opportuniste pour obtenir un emplacement intéressant. C’est indéniable : une capitale comme Beyrouth a aujourd’hui besoin de nouveaux espaces commerciaux. Les galeries marchandes et centres commerciaux sur le modèle de l’ABC Achrafieh et du Citymall sont une réponse adaptée. Aussi bien au cœur de la ville qu’en périphérie. Par exemple, les frustrations sont palpables à Ras Beyrouth. La construction d’un véritable centre commercial y est devenue une nécessité évidente. Hormis quelques locaux au sous-sol de certaines galeries marchandes, la rue de Verdun est saturée. Les rares opportunités sont immédiatement prises par les grands groupes tel Azadea et Retail Group. L’offre est tellement limitée que les enseignes désireuses de s’y implanter doivent prendre leur mal en patience. Ouvrir à Hamra est tout aussi délicat. Le quartier est très demandé par les marques internationales. Mais ce sont les vieilles boutiques à loyer très bas qui bloquent la situation. En effet, ces commerçants sont difficiles à déloger car certains demandent une importante indemnité de départ. Bien souvent, les prix demandés sont totalement injustifiés, voire absurdes. Le succès de l’ABC Achrafieh est par contre indéniable. La liste d’attente pour les commerçants est tellement longue qu’il serait presque possible de construire un second centre commercial. Par ricochet, les zones avoisinantes (place Sassine et avenue Élias Sarkis) arrivent à saturation. Il reste quelques options dans certaines rues secondaires, mais nettement moins bien exposées. Les zones les plus demandées dans le centre-ville sont parfaitement délimitées, il s’agit principalement des rues Allenby, Moutran et Malek. Elles regroupent les principales enseignes du luxe présentes au Liban. Ces adresses ne sont pas forcément rentables en termes de chiffre d’affaires (il faut compter un droit d’entrée de 1 000 à 1 500 dollars le m2 annuel), mais inestimables en termes d’image. Les opportunités y sont rares ou alors souvent trustées par le groupe TSG. L’engouement des commerçants pour le centre-ville s’est également confirmé par la réussite du projet des souks de Beyrouth où 90 % des espaces sont déjà loués. Les demandes sont aussi très importantes pour la galerie marchande de luxe de l’hôtel Le Gray, située à l’intersection de la place des Martyrs et de la rue Weygand, alors que son ouverture n’est pas prévue avant le début de l’année prochaine. Si les rues secondaires ne sont pas intéressantes, il est possible d’investir à long terme dans le secteur de Minet el-Hosn où de nombreux immeubles en construction proposent des locaux commerciaux à la vente. En coopération avec RAMCO Tél.: 01-349910
Le paysage commercial beyrouthin se trouve actuellement dans une situation paradoxale. Alors que la demande de nouvelles franchises internationales et d’enseignes locales sont toujours soutenues, et ce quelle que soit la situation politique et sécuritaire, il est de plus en plus difficile de trouver des emplacements disponibles. Dans les zones marchandes les plus attractives comme le centre-ville, Hamra, Verdun, ABC Achrafieh ou Kaslik, l’offre s’est réduite comme peau de chagrin. Les milliers de personnes qui arpentent ces destinations chaque mois font fantasmer nombre de commerçants. Ce sont évidemment des adresses idéales pour s’offrir une vitrine à Beyrouth. Seulement voilà, les places sont rares et donc de plus en plus chères. Il faut désormais s’armer de patience et être opportuniste pour obtenir un emplacement...