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Actualités - Chronologie

Courrier « Sous les bombes », un cri d’espoir

Sous les bombes traite d’un conflit qui a eu lieu il y a deux ans et qui n’a pas encore pris fin, même si le calme règne actuellement. Si j’ai voulu traiter de ce film sans prendre de recul, c’est prémédité, car je cherchais à comprendre la fragilité d’un pays qui a du mal à croire en ses valeurs (je cite l’enfant qui dit avoir vécu deux guerres jusqu’à présent, mais que celle-ci est la plus meurtrière). « Combien de temps reste-il à vivre au Liban ? » C’est une question que pose Zeina au chauffeur de taxi  et le constat se termine sur une note pessimiste malgré la volonté des Libanais à toujours reconstruire. Le nouveau film de Philippe Aractingi est aux antipodes de son précédent Bosta, qui commence par un désordre (embouteillage) et se termine par une saturation dans le cadre par la danse renvoyant à une fraternité entre les confessions dans un des lieux les plus prestigieux du Liban, Baalbeck. Ici, le désordre est explicite. Il est illustré par des images, explosions tirées d’archives, de vidéos amateurs qui évoquent le 11-Septembre de par leur rapport au réel. Dans quel genre peut-on classer l’œuvre de Philippe Aractingi ? « La guerre est destinée à un seul genre, celui du reportage et du documentaire, dit le cinéaste. Mais ayant réalisé plus d’une quarantaine de documentaires et traité de sujets brûlants, je sais que ce genre a ses limites. » Ainsi le cinéaste confronte deux regards : filmer le réel tel qu’il est et faire intervenir les acteurs pour le modifier. Cette alternance reportage fiction pose la question du point de vue. À quel point de vue appartient l’image ? Au caméraman ou au réalisateur ? Aractingi n’a, lui, qu’un seul souci : faire réagir le spectateur. Il l’invite donc à s’infiltrer dans l’histoire. Rossellini met dans son œuvre Allemagne année zéro une nation qui doit redémarrer bien que tout ait été détruit. Philippe Aractingi, lui aussi, filme ce rapport à la destruction et le chaos, mais contrairement au réalisateur italien, il représente le conflit comme s’il se créait en même temps que le film. Enfin, la métaphore du taxi est utilisée à bon escient car l’engin symbolise la fraternité entre les communautés. Malgré leurs différences, Zeina et Tony sont embarqués pour un même destin. Pour conclure, je trouve que ce film n’est pas adressé aux Libanais vivant au Liban, mais à ceux qui sont à l’étranger et surtout aux grandes puissances qui permettent que tout cela ait lieu. Cette œuvre est un appel à l’aide, un cri d’espoir. Peut-être l’un des derniers… Georges Abi Khattar ZGHEIB (année préparatoire, ESEC, Paris 12e)

Sous les bombes traite d’un conflit qui a eu lieu il y a deux ans et qui n’a pas encore pris fin, même si le calme règne actuellement. Si j’ai voulu traiter de ce film sans prendre de recul, c’est prémédité, car je cherchais à comprendre la fragilité d’un pays qui a du mal à croire en ses valeurs (je cite l’enfant qui dit avoir vécu deux guerres jusqu’à présent, mais que celle-ci est la plus meurtrière).
« Combien de temps reste-il à vivre au Liban ? » C’est une question que pose Zeina au chauffeur de taxi  et le constat se termine sur une note pessimiste malgré la volonté des Libanais à toujours reconstruire.
Le nouveau film de Philippe Aractingi est aux antipodes de son précédent Bosta, qui commence par un désordre (embouteillage) et se termine par une saturation dans le cadre par la...