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Pour l’Allemagne, l’opération « Safari 2010 » a commencé

Vice-championne d’Europe, deux ans après sa troisième place dans le Mondial 2006, l’Allemagne a retrouvé sa place parmi les nations qui comptent du football mondial, mais son sélectionneur Joachim Löw a encore beaucoup à faire dans la perspective de la Coupe du monde 2010. Elle est déjà surnommée par la presse allemande, avec un peu d’ironie, l’opération « Safari 2010 ». Ou comment rapporter d’Afrique du Sud un quatrième titre mondial après ceux de 1954, 1974 et 1990. Avant même la fin du « Bergtour 2008 » (ou ascension 2008), le nom de code donné par Löw à la campagne qui devait mener la Nationalmannschaft au sommet de l’Europe, l’encadrement allemand a déjà commencé à préparer la prochaine Coupe du monde. Sur le plan logistique, il ne fait aucun doute que la fédération (DFB) sera prête et offrira à ses joueurs les meilleures conditions d’entraînement et d’hébergement. Les spécialistes de la DFB qui, pour l’Euro 2008, ont pensé au moindre détail, jusqu’à faire changer l’eau de la piscine, trop salée, d’un des hôtels où la Nationalmannschaft avait pris ses quartiers, sauront s’acquitter des problèmes de distance, de climat et d’insécurité qui risquent d’être les grands défis du Mondial 2010. Les repérages (hôtels, stades d’entraînement) ont débuté et Oliver Bierhoff, le manageur général de la sélection, se rendra prochainement en Afrique du Sud. Mais c’est surtout sur le plan sportif que l’Allemagne aura le plus à travailler. Il lui faudra d’abord obtenir son billet pour la Coupe du monde. Dans le groupe 4 des qualifications européennes, elle n’aura pas la partie facile. Elle a hérité du petit Liechtenstein et de la modeste Finlande, qu’elle affrontera respectivement les 6 et 10 septembre, du pays de Galles, de l’Azerbaïdjan, entraîné par Berti Vogts, qui avait donné à l’Allemagne son dernier titre à l’Euro 1996, et surtout de la Russie. Les Russes de Guus Hiddink, demi-finalistes de l’Euro 2008, seront le principal adversaire pour la première place du groupe, directement qualificative pour la Coupe du monde. Pour aborder cette campagne de qualification, Löw ne peut pas se reposer sur ses lauriers, sous peine de voir la révolution entreprise avec Jürgen Klinsmann depuis 2004 s’enliser. « Cette défaite est une incitation à se remettre au travail pour les deux années à venir et à s’améliorer si on veut jouer un rôle à la Coupe du monde », a-t-il diagnostiqué après la finale perdue (1-0) contre l’Espagne. À part son quart de finale très abouti contre le Portugal (3-2), la Nationalmannschaft n’a pas confirmé les promesses entrevues en qualifications. La faute à une défense qui a encaissé sept buts et qui doit être remodelée avec un latéral gauche pour permettre à Philipp Lahm d’évoluer à son poste de prédilection, à droite, voire une nouvelle charnière centrale ; le duo Metzelder-Mertesacker a laissé filtrer de grosses lacunes. Jens Lehmann, 38 ans, qui « réfléchit » à son avenir international, ne devrait pas disputer la première rencontre de l’après-Euro 2008, un match amical contre la Belgique le 20 août, d’autant que les jeunes gardiens de talent comme René Adler (Bayer Leverkusen), Manuel Neuer (Schalke 04) et Michael Rensing, qui va succéder à Oliver Kahn au Bayern Munich, s’impatientent. Joachim Löw dispose d’un noyau dur de joueurs de talent, jeunes et déjà expérimentés, avec Lahm, Lukas Podolski, Bastian Schweinsteiger ou Mario Gomez, même s’il a déçu dans le tournoi. Le problème est peut-être ailleurs: le capitaine Michael Ballack court toujours après un titre majeur et doit encore démontrer ses qualités de leader.
Vice-championne d’Europe, deux ans après sa troisième place dans le Mondial 2006, l’Allemagne a retrouvé sa place parmi les nations qui comptent du football mondial, mais son sélectionneur Joachim Löw a encore beaucoup à faire dans la perspective de la Coupe du monde 2010.
Elle est déjà surnommée par la presse allemande, avec un peu d’ironie, l’opération « Safari 2010 ». Ou comment rapporter d’Afrique du Sud un quatrième titre mondial après ceux de 1954, 1974 et 1990.
Avant même la fin du « Bergtour 2008 » (ou ascension 2008), le nom de code donné par Löw à la campagne qui devait mener la Nationalmannschaft au sommet de l’Europe, l’encadrement allemand a déjà commencé à préparer la prochaine Coupe du monde.
Sur le plan logistique, il ne fait aucun doute que la fédération (DFB) sera prête...