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Actualités - Chronologie

La Turquie a de l’avenir

La Turquie, éliminée par l’Allemagne (3-2), a montré qu’elle avait de l’avenir sur la scène internationale, pour peu qu’elle réussisse à donner une suite au travail de son charismatique sélectionneur Fatih Terim, sur le départ. Le technicien, ex-entraîneur de Galatasaray et de l’AC Milan notamment, a permis à la sélection de sortir du trou dans lequel elle avait sombré après son excellente 3e place au Mondial 2002. Après avoir manqué les phases finales de l’Euro 2004 et du Mondial 2006, elle est revenue au premier plan en Autriche et en Suisse. Mais Terim, qui a su bâtir un formidable collectif, a annoncé qu’il allait partir. Son remplacement constitue donc la première tâche à venir car, comme l’a souligné l’interessé lui-même, après avoir fait une aussi belle impression, « il faut absolument participer aux prochaines phases finales ». La Turquie a en effet épaté, prouvant que, malgré des pépins à répétition, il était possible de faire de grandes choses pourvu qu’on ait le mental et la volonté de toujours y croire. Dominée et menée au score par ses adversaires, touchée par des blessures à répétition et des suspensions, elle a trouvé les ressources pour se refaire à chaque fois, au terme de fins de rencontres haletantes. Groupe uni Qui aurait pourtant misé sur cette équipe ? Sans faire injure à un talent comme Nihat Kahveci, elle ne pouvait pas se reposer sur des individualités du genre du Russe Andrei Arshavin, de l’Espagnol Fernando Torres ou de l’Allemand Michael Ballack. Mais elle a prouvé qu’un groupe uni valait au moins autant que l’addition de talents. À ce titre, le quart disputé contre la Croatie est emblématique. Au terme de près de deux heures d’ennui, trois dernières minutes de folie résument parfaitement l’Euro des Turcs. 119e : la Croatie pense avoir inscrit le but de la qualification grâce à Klasnic. Il ne reste qu’une poignée de secondes à jouer, les chances de la Turquie sont pratiquement nulles. Mais le « pratiquement » fait toute la différence : comme contre la Suisse (2-1) et la République tchèque (3-2), elle va trouver les ressources pour revenir. 120e+2 : sur la dernière action de la prolongation, Semih égalise. Un coup dont les Croates ne se remettront pas lors de la séance de tirs au but (3 t.a.b à 1, 1-1 a.p.), laissant les Turcs se hisser dans le dernier carré. « Nous avons une équipe avec moins d’expérience, mais nous compensons par notre mental, notre disponibilité », a estimé le milieu du Bayern Munich, Hamit Altintop. En demi-finales contre l’Allemagne, la Turquie n’a en revanche pas pu rééditer un 4e exploit d’affilée. Mais elle a fait presque aussi bien. Elle a livré son meilleur match de la compétition, bousculant des Allemands méconnaissables, tétanisés par l’enjeu et leur statut de favoris. Mais, ironie de l’histoire, c’est au moment même où elle semblait presque irrésistible qu’elle a craqué face à une Mannschaft qui lui a fait subir ce qu’elle avait fait endurer à ses précédents adversaires : un but à la dernière minute alors que le score était de 2 à 2 (Lahm, 90e).
La Turquie, éliminée par l’Allemagne (3-2), a montré qu’elle avait de l’avenir sur la scène internationale, pour peu qu’elle réussisse à donner une suite au travail de son charismatique sélectionneur Fatih Terim, sur le départ.
Le technicien, ex-entraîneur de Galatasaray et de l’AC Milan notamment, a permis à la sélection de sortir du trou dans lequel elle avait sombré après son excellente 3e place au Mondial 2002. Après avoir manqué les phases finales de l’Euro 2004 et du Mondial 2006, elle est revenue au premier plan en Autriche et en Suisse.
Mais Terim, qui a su bâtir un formidable collectif, a annoncé qu’il allait partir. Son remplacement constitue donc la première tâche à venir car, comme l’a souligné l’interessé lui-même, après avoir fait une aussi belle impression, « il faut absolument...