Les pays arabes aspirant à l’énergie nucléaire civile
le 23 juin 2008 à 00h00
Depuis deux ans, le monde arabe semble pris par un nouvel intérêt ou d’un regain d’intérêt pour le nucléaire civil. Une tendance sur laquelle la France et les États-Unis surfent allègrement et dont les pays d’Afrique du Nord sont les premiers bénéficiaires.
En octobre 2007, la France annonçait son premier partenariat avec un pays arabe, le Maroc, dans le domaine du nucléaire civil. Deux mois plus tard, Paris et Tripoli signaient un accord de coopération nucléaire très controversé, prévoyant la fourniture à terme d’un ou de plusieurs réacteurs atomiques. Toujours en décembre 2007, Paris concluait un accord pour le développement de l’énergie atomique pacifique avec les Émirats arabes unis, qui coopèrent également avec les États-Unis dans le même domaine. Presque un an plus tôt, en janvier 2006, le Conseil de coopération du Golfe avait décidé de lancer une étude de faisabilité pour un programme nucléaire civil commun aux six États membres, Arabie, Émirats arabes unis, Bahreïn, Qatar, Oman et Koweït.
Fin avril, le président français Nicolas Sarkozy a effectué une visite d’État en Tunisie qui s’est conclue par la signature d’un accord de coopération nucléaire civile. Un mois plus tard, Paris a également conclu un accord similaire avec Amman. La Jordanie avait déjà signé un accord-cadre avec les États-Unis, et doit notamment en signer d’autres avec le Canada, la Chine et la Corée du Sud. Un accord de coopération nucléaire entre l’Égypte et la Russie a été signé en mars dernier. Un appel d’offres international sera lancé cette année pour le premier réacteur nucléaire égyptien d’un coût de 1,5 milliard de dollars.
Début juin, c’était au tour des Syriens d’annoncer leur intention de coopérer dans le nucléaire civil avec la Turquie.
Paris a par ailleurs signé, samedi dernier, un accord atomique avec l’Algérie. Alger a déjà conclu des accords similaires avec Pékin, Moscou et Washington.
Depuis deux ans, le monde arabe semble pris par un nouvel intérêt ou d’un regain d’intérêt pour le nucléaire civil. Une tendance sur laquelle la France et les États-Unis surfent allègrement et dont les pays d’Afrique du Nord sont les premiers bénéficiaires.
En octobre 2007, la France annonçait son premier partenariat avec un pays arabe, le Maroc, dans le domaine du nucléaire civil. Deux mois plus tard, Paris et Tripoli signaient un accord de coopération nucléaire très controversé, prévoyant la fourniture à terme d’un ou de plusieurs réacteurs atomiques. Toujours en décembre 2007, Paris concluait un accord pour le développement de l’énergie atomique pacifique avec les Émirats arabes unis, qui coopèrent également avec les États-Unis dans le même domaine. Presque un an plus tôt, en janvier 2006, le...
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