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Joumblatt se félicite des précisions de la France et se déchaîne contre l’Inde

Le chef du Parti socialiste progressiste, Walid Joumblatt, s’est déclaré satisfait des précisions apportées par la France au sujet de la présence du président syrien Bachar el-Assad aux cérémonies du 14 Juillet à Paris. Il s’est en revanche déchaîné contre les responsables indiens qui ont reçu mercredi M. Assad à New Delhi et lui ont remis un trophée à l’effigie du mahatma Gandhi, symbolisant la non-violence. « Le secrétaire général de l’Élysée (Claude Guéant) a bien fait de prendre conscience, même tardivement, que Bachar el-Assad ne saurait être un invité d’honneur en France. Comment se pourrait-il que cette démocratie authentique qu’est la France reçoive les symboles de la dictature ? »  s’est interrogé M. Joumblatt dans une déclaration. « Même tardive, la mise au point de l’Élysée présente l’avantage de prendre en considération les sentiments d’une grande partie du peuple libanais. Ce dernier aurait souhaité que Paris ne reçoive pas du tout celui qui a persécuté le Liban et son peuple durant des années et que cet individu ne soit pas invité dans la capitale de la civilisation européenne, car il est aux antipodes de la civilisation, qu’il soit invité d’honneur ou sans honneur », a-t-il ajouté. La veille, M. Guéant avait déclaré vouloir « dissiper un malentendu : M. Bachar el-Assad n’est absolument pas un invité d’honneur. Il est un invité parmi 45 ou 50 ». Il a même indiqué ne pas savoir si le président syrien sera toujours à Paris le 14 juillet. « Pour ce qui est de l’Inde, a poursuivi le chef du PSP, nous attendons le jour où ce pays reconnaîtra avoir commis une erreur technique en recevant Bachar el-Assad. Comment se peut-il que la terre de la non-violence, la terre de la paix et de Gandhi, accueille aussi chaleureusement le symbole de la violence, de la répression, du meurtre et de la liquidation physique ? » s’est-il demandé. « Comment ce pays, l’une des plus grandes démocraties du monde, est-il en mesure de saluer un invité qui exerce la tyrannie à l’encontre de son propre peuple ? Certains responsables indiens ont-ils donc feint d’oublier le patrimoine du mahatma Gandhi et sa défense des droits des peuples opprimés ? Il faudra que le porte-parole de la présidence indienne reconnaisse que c’est une insulte de voir jeter des pétales de rose sur le mausolée de Gandhi par celui qui jette des épines en Syrie, au Liban, en Palestine et en Irak », a-t-il ajouté. « La démocratie est l’antithèse de la dictature. Elles ne peuvent se rencontrer en dépit de toutes les tentatives de certains d’améliorer leur image extérieure et de parler de paix. Leurs actes les précèdent. Alors pourquoi chercher à leur redorer leur blason ?»  a-t-il conclu.
Le chef du Parti socialiste progressiste, Walid Joumblatt, s’est déclaré satisfait des précisions apportées par la France au sujet de la présence du président syrien Bachar el-Assad aux cérémonies du 14 Juillet à Paris. Il s’est en revanche déchaîné contre les responsables indiens qui ont reçu mercredi M. Assad à New Delhi et lui ont remis un trophée à l’effigie du mahatma Gandhi, symbolisant la non-violence.
« Le secrétaire général de l’Élysée (Claude Guéant) a bien fait de prendre conscience, même tardivement, que Bachar el-Assad ne saurait être un invité d’honneur en France. Comment se pourrait-il que cette démocratie authentique qu’est la France reçoive les symboles de la dictature ? »  s’est interrogé M. Joumblatt dans une déclaration.
« Même tardive, la mise au point de...