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Zimbabwe Mugabe jure que l’opposition ne dirigera pas le pays de son vivant

Le chef de l’État Robert Mugabe a fait preuve samedi d’une combativité renouvelée, jurant que l’opposition ne dirigerait jamais le Zimbabwe de son vivant et qu’il était prêt à se battre pour son pays, à moins de deux semaines du second tour du scrutin présidentiel. « Que ce pays soit pris par des traîtres de notre vivant est impossible », a-t-il lancé pendant l’enterrement d’un ancien combattant de la guerre de libération des années 1970. Dans sa rhétorique, l’expression « traître » désigne le principal parti d’opposition, le Mouvement pour le changement démocratique (MDC), accusé d’être au service de l’ancienne puissance coloniale, elle-même soupçonnée de vouloir reprendre le contrôle du pays. Le président Mugabe s’est cependant dit prêt à céder le pouvoir à un membre de son parti, la Zanu-PF, une fois qu’il aura acquis la certitude que le pays n’est exposé à aucune ingérence britannique, a rapporté hier le journal zimbabwéen Sunday Mail. Au même moment son rival, Morgan Tsvangirai, arrivé en tête au premier tour de l’élection présidentielle le 29 mars, tentait de faire campagne dans le centre du pays malgré le harcèlement policier. Pour la cinquième fois en une dizaine de jours, il a été arrêté par les forces de l’ordre à un barrage routier, conduit jusqu’à un commissariat et relâché après deux heures sans être inculpé. À l’approche du second tour entre Mugabe et Tsvangirai le 27 juin, la répression ne cesse d’augmenter au Zimbabwe, où les violences politiques sont généralisées. Une association de médecins a ainsi indiqué avoir soigné plus de 3 000 victimes d’agressions à caractère politique. Selon l’ONU, la plupart des attaques peuvent être attribuées aux partisans du régime. Dans ce contexte, le MDC était particulièrement inquiet pour son secrétaire général, Tendai Biti, qui n’avait pas pu être contacté depuis son arrestation jeudi. Samedi, conformément à une injonction judiciaire, la police l’a toutefois présenté à un tribunal de Harare. L’audience a été courte et Biti a été remis en détention au commissariat de Matapi, dans l’ouest de Harare. Les autorités accusent Biti d’avoir élaboré la stratégie du MDC pour renverser le président Mugabe, dans un document qualifié de « faux grossier » par le MDC.
Le chef de l’État Robert Mugabe a fait preuve samedi d’une combativité renouvelée, jurant que l’opposition ne dirigerait jamais le Zimbabwe de son vivant et qu’il était prêt à se battre pour son pays, à moins de deux semaines du second tour du scrutin présidentiel. « Que ce pays soit pris par des traîtres de notre vivant est impossible », a-t-il lancé pendant l’enterrement d’un ancien combattant de la guerre de libération des années 1970. Dans sa rhétorique, l’expression « traître » désigne le principal parti d’opposition, le Mouvement pour le changement démocratique (MDC), accusé d’être au service de l’ancienne puissance coloniale, elle-même soupçonnée de vouloir reprendre le contrôle du pays. Le président Mugabe s’est cependant dit prêt à céder le pouvoir à un membre de son...