Le rallye de Turquie fait son retour au calendrier du championnat du monde WRC, ce week-end du côté de Kemer, près d’Antalya, avec en tête d’affiche Sébastien Loeb (Citroën C4) et Mikko Hirvonen (Ford Focus) obligés d’ouvrir la route et donc de balayer la piste.
Vainqueur coup sur coup en Sardaigne et en Grèce, sur des terrains a priori comparables aux spéciales turques, Loeb veut conserver la tête du championnat du monde qu’il a eu tant de mal à récupérer. Mais cette position de leader s’assortit d’un handicap considérable : ouvrir la route aujourd’hui.
« C’est un plan pour empêcher Seb de gagner tous les rallyes », répète volontiers Olivier Quesnel, le patron de Citroën Sport, et il ne sourit pas quand il évoque cette théorie du complot.
Ces dernières semaines, c’est surtout Hirvonen qui a souffert de cette modification de l’ordre de départ, en vigueur depuis le début de la saison, car il était en tête du classement pilotes, devant Loeb. Régulier aux avant-postes, le Finlandais n’a qu’un point de retard sur Loeb, mais il pourrait bien se retrouver devant lui demain et donc obligé de « balayer » à son tour.
Or, en Turquie, balayer la route va être encore plus pénalisant qu’ailleurs, car le sol y est à la fois très sec et très meuble, avec une grosse couche de terre et de poussière dans laquelle il faudra trouver les bonnes trajectoires. « Le balayage peut être très handicapant sur cette manche, dit Loeb, sauf si c’est un peu humide. »
Latvala et Solberg
en embuscade
Malheureusement pour Loeb et consorts, on n’attend pas de pluie ce week-end sur les hauteurs de Kemer, où les Ford de Grönholm et Hirvonen avaient fait le doublé à l’automne 2005. Loeb était à la maison en train de soigner son épaule blessée dans une chute en VTT. Depuis, l’Alsacien est revenu encore plus fort. Il vient de signer, en Grèce, sa 41e victoire en WRC.
Côté Ford, Hirvonen compare volontiers la Turquie à la Grèce, mais se souvient qu’en 2006, le rallye ressemblait plutôt à un bain de boue. « J’espère vraiment que ça va rester sec car ça veut dire que Loeb ouvrira la route dans les pires conditions. J’ai eu beaucoup de mal sur les deux derniers rallyes, le premier jour, donc j’ai hâte de voir comment il va se débrouiller. »
Latvala, son jeune compère, a adopté les principes de la pensée positive et pense que son manque d’expérience en Turquie (une seule participation, en 2004) va lui être utile : « Je ne vais pas pouvoir attaquer aussi fort qu’en Sardaigne et en Grèce, donc je vais peut-être avoir moins d’ennuis dans les spéciales. Je vise un podium et si je ne gagne pas, je ne serai pas déçu. »
Un autre pilote visera le podium en Turquie, Petter Solberg, 2e en Grèce pour les grands débuts de la nouvelle Subaru Impreza. Lui aussi va attendre tranquillement, sans prendre trop de risques, de voir comment tourne le duel au sommet entre Loeb et Hirvonen, les balayeurs de luxe du WRC.
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats Le rallye de Turquie fait son retour au calendrier du championnat du monde WRC, ce week-end du côté de Kemer, près d’Antalya, avec en tête d’affiche Sébastien Loeb (Citroën C4) et Mikko Hirvonen (Ford Focus) obligés d’ouvrir la route et donc de balayer la piste.
Vainqueur coup sur coup en Sardaigne et en Grèce, sur des terrains a priori comparables aux spéciales turques, Loeb veut conserver la tête du championnat du monde qu’il a eu tant de mal à récupérer. Mais cette position de leader s’assortit d’un handicap considérable : ouvrir la route aujourd’hui.
« C’est un plan pour empêcher Seb de gagner tous les rallyes », répète volontiers Olivier Quesnel, le patron de Citroën Sport, et il ne sourit pas quand il évoque cette théorie du complot.
Ces dernières semaines, c’est surtout Hirvonen qui a...