La Croatie, candidat affiché au titre, a entamé son Euro 2008 (gr. B) par une victoire aussi courte qu’heureuse face au coorganisateur autrichien (1-0), qui, contre toute attente, a copieusement dominé la seconde période, hier à Vienne.
Face à une équipe présentée comme la plus faible de la compétition, la Croatie est apparue au bord de la rupture en seconde période.
Elle n’a jamais offert le jeu pétillant proposé en qualifications, quand elle a sorti l’Angleterre, et une équipe plus talentueuse et réaliste aurait sans doute fait le meilleur usage des espaces qu’elle a laissés au milieu.
Les Croates, qui ont fini épuisés, ont montré des lacunes défensives et physiques inquiétantes avant d’affronter le « patron » annoncé du groupe, l’Allemagne, jeudi à Klagenfurt.
Le doué mais frêle Luka Modric disposera-t-il de l’impact physique suffisant face à un milieu aussi dense et organisé que celui de l’Allemagne ? Surtout, l’équipe de Slaven Bilic surmontera-t-elle l’absence de son attaquant star, Eduardo, blessé ? Pas sûr, à en juger par l’absence d’occasions après la rapide ouverture du score par Modric sur penalty (4) et la performance de Mladen Petric.
Harnik déchaîné
Le joueur du Borussia Dortmund a fait preuve de précipitation, comme sur cette reprise envoyée dans les tribunes (35), s’est montré apathique et a préféré lever le bras plutôt que de proposer des appels de balle.
Chauffés par le penalty sifflé pour une faute maladroite et naïve de Rene Aufhauser sur Ivica Olic (4), les nombreux Croates venus en voisins n’ont plus eu l’occasion de rugir.
Cela aurait pu, dû, être pire. En première période, les Autrichiens avaient pointé le bout du nez. Mais Prodl et Standfest ne cadraient pas leurs têtes (27, 42) et Simunic jouait les pompiers sur un centre en retrait de Harnik pour Linz (41).
En seconde, ils surclassaient les Croates, prenant le pas physiquement, et profitant des largesses de Danijel Pranjic à gauche. Harnik ne dosait pas convenablement deux centres en retrait (48, 51) avant de voir Stipe Pletikosa en éloigner un troisième du bout des doigts (71).
Le gardien était le héros de son équipe. Il boxait un coup franc du vieux Ivica Vastic (78), maîtrisait tant bien que mal une tête de Harnik (79), sortait un tir d’Omit Korkmaz (86). Sur la tête décroisée de Roman Kienast (90+3), il était battu, mais elle manquait le cadre d’un poil (90+3).
Plus que de l’allégresse, les bras levés des Croates témoignaient de leur soulagement. Contre l’Allemagne, l’affaire sera plus compliquée.
La Croatie, candidat affiché au titre, a entamé son Euro 2008 (gr. B) par une victoire aussi courte qu’heureuse face au coorganisateur autrichien (1-0), qui, contre toute attente, a copieusement dominé la seconde période, hier à Vienne.
Face à une équipe présentée comme la plus faible de la compétition, la Croatie est apparue au bord de la rupture en seconde période.
Elle n’a jamais offert le jeu pétillant proposé en qualifications, quand elle a sorti l’Angleterre, et une équipe plus talentueuse et réaliste aurait sans doute fait le meilleur usage des espaces qu’elle a laissés au milieu.
Les Croates, qui ont fini épuisés, ont montré des lacunes défensives et physiques inquiétantes avant d’affronter le « patron » annoncé du groupe, l’Allemagne, jeudi à Klagenfurt.
Le doué mais frêle Luka Modric...
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