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Actualités - Analyse

Rencontre Bush-Sleiman : Beyrouth n’est pas pressé

Une rencontre à New York, en marge de l’Assemblée générale ordinaire de l’ONU qui a lieu traditionnellement en septembre : c’est ce que proposent les milieux officiels libanais en réponse à l’invitation à visiter les États-Unis lancée par le président George W. Bush, au lendemain de l’élection du président Michel Sleiman. Constatant que le président Sleiman ne semble pas pressé, Washington revoit avec ses alliés libanais les tenants et aboutissants de l’accord de Doha, soupesant les chances de voir la clause sur les armes respectée par l’opposition, et les options qui existent, au cas où elle ne l’est pas. Le directeur du bureau de planification stratégique du département d’État, David Gordon, a été dépêché à Beyrouth pour sonder les pôles de la majorité et chercher à prévoir les développements qui pourraient se produire. L’accord de Doha, rassurent les observateurs, a constitué « une surprise » pour Washington, qui n’a fini par l’accepter qu’après d’abondantes explications, et non sans réserves, compte tenu de l’absence d’un comité de suivi chargé de l’appliquer. Ces réserves sont notamment dues à l’usage de la violence qui a marqué l’adhésion des pôles de la majorité à l’idée d’une conférence de dialogue à Doha. On précise aussi que David Welch, l’adjoint du secrétaire d’État pour le P-O, est resté en contact permanent avec les officiels du Qatar, comme avec des pôles du 14 Mars, lors des pourparlers de Doha, dont il a désapprouvé certains points. Welch estime ainsi que le fond du problème des armes n’a pas été abordé. Aucun détail n’échappe par ailleurs à l’ancien ambassadeur US au Liban, Jeffrey Feltman, qui reste en contact avec la chargée d’affaires Michelle Sison et des amis qu’il s’est faits durant son séjour libanais. Feltman, assurent ces derniers, est « stupéfait » par la ruée sur les portefeuilles « à service » à laquelle nous assistons. Mais en gros, Washington n’est pas étonné des difficultés auxquelles se heurte la formation du nouveau cabinet, et s’étonne de ce que l’on n’accorde pas à Fouad Siniora le temps nécessaire pour les aplanir, d’autant plus que ce gouvernement ne sera pas seulement le premier du mandat du président Sleiman, mais aussi qu’il pose les fondations d’une nouvelle étape de la vie politique au Liban. On réalise aussi, dans les milieux de la majorité, qu’une récusation de M. Siniora est impensable, dans la mesure où elle compromettrait tout l’échafaudage de l’accord de Doha et remettrait en question des questions essentielles. Khalil FLEYHANE
Une rencontre à New York, en marge de l’Assemblée générale ordinaire de l’ONU qui a lieu traditionnellement en septembre : c’est ce que proposent les milieux officiels libanais en réponse à l’invitation à visiter les États-Unis lancée par le président George W. Bush, au lendemain de l’élection du président Michel Sleiman.
Constatant que le président Sleiman ne semble pas pressé, Washington revoit avec ses alliés libanais les tenants et aboutissants de l’accord de Doha, soupesant les chances de voir la clause sur les armes respectée par l’opposition, et les options qui existent, au cas où elle ne l’est pas.
Le directeur du bureau de planification stratégique du département d’État, David Gordon, a été dépêché à Beyrouth pour sonder les pôles de la majorité et chercher à prévoir les...