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L’Italie vise le doublé Mondial-Euro

L’Italie n’a pas toujours produit un jeu très séduisant pendant la phase de qualifications, mais avec un Luca Toni et un Gianluigi Buffon au sommet de leur art cette année, il serait bien hasardeux de ne pas parier sur les champions du monde. Après leur sacre en Allemagne en juillet 2006, le quatrième de l’histoire du football italien, les Azzuri avaient en tête de rééditer l’exploit de l’équipe de France qui avait signé un doublé Coupe du monde-Euro en 1998 et 2000. Un scénario tout à fait différent faillit bien enterrer les rêves des hommes de Roberto Donadoni dès les premiers matches qualificatifs pour le championnat d’Europe des nations. Cueillis à froid, les Italiens ont d’abord concédé un match nul inquiétant sur leur pelouse face à la Lituanie (1-1), avant d’aller perdre au Stade de France la revanche de la finale de 2006 face à l’un des candidats les plus sérieux à la première place de la poule (3-1). Sentant monter la pression sur ses épaules, le successeur de Marcello Lippi a mis du temps à trouver une organisation de jeu propre à ses attentes et à son idée du football. Pour arracher son billet pour l’Euro, Donadoni s’en est remis à son trident dans l’entrejeu Pirlo-Gattuso-Ambrosini, qui s’est chargé de distiller de bons ballons au surprenant Antonio Di Natale, joker de luxe après l’éviction surprise d’Alessandro Del Piero. L’absence de Cannavaro risque de peser Le résultat fut probant puisque l’Italie a terminé à la première place de sa poule, coiffant sur le fil la France et l’Écosse, deux équipes essoufflées après avoir réalisé un très bon parcours au début des éliminatoires. La Squadra azzura ne se serait sans doute pas relevée après cet enchaînement de contre-performances sans la présence de son attaquant vedette Luca Toni, dont le talent s’est bonifié en Bundesliga au Bayern de Munich. Auteur de cinq buts précieux durant la phase éliminatoire, Toni est devenu un attaquant complet, arrivé à maturité sur le tard alors qu’il vient de fêter son 31e anniversaire. Pour obtenir le droit de venir disputer en Suisse et en Autriche un Euro plein de promesses, Donadoni a pu également compter sur toute l’expérience de Gianluigi Buffon, toujours considéré par ses pairs comme le meilleur gardien de but au monde. Le retour in extremis dans la liste des 23 de Del Piero, 33 ans, renforce l’idée que Donadoni compte s’appuyer sur des tauliers pour son premier grand rendez-vous international. Le technicien italien devra toutefois se passer de l’un des cadres les plus influents de la Squadra azzura, Fabio Cannavaro, blessé à la cheville lors d’un entraînement à seulement cinq jours du coup d’envoi de la compétition. Le joueur du Real Madrid a été remplacé au pied levé par Alessandro Gamberini (Fiorentina), mais l’absence du Ballon d’or 2006 risque au final de peser lourd dans l’équilibre de la défense italienne, qui, au sein d’un groupe C de tous les dangers, devra tenir face aux attaquants français, roumains et néerlandais.
L’Italie n’a pas toujours produit un jeu très séduisant pendant la phase de qualifications, mais avec un Luca Toni et un Gianluigi Buffon au sommet de leur art cette année, il serait bien hasardeux de ne pas parier sur les champions du monde. Après leur sacre en Allemagne en juillet 2006, le quatrième de l’histoire du football italien, les Azzuri avaient en tête de rééditer l’exploit de l’équipe de France qui avait signé un doublé Coupe du monde-Euro en 1998 et 2000.
Un scénario tout à fait différent faillit bien enterrer les rêves des hommes de Roberto Donadoni dès les premiers matches qualificatifs pour le championnat d’Europe des nations.
Cueillis à froid, les Italiens ont d’abord concédé un match nul inquiétant sur leur pelouse face à la Lituanie (1-1), avant d’aller perdre au Stade de France la...