Le chef du Courant du futur, Saad Hariri, a affirmé vouloir commencer le nouveau mandat par une réconciliation, soulignant que les deux parties rivales doivent faire preuve de bonne volonté et faisant état de contacts indirects avec le Hezbollah. Il a en outre indiqué que la victoire militaire du Hezbollah sur le terrain ne se traduira pas par une victoire politique au sein du gouvernement.
M. Hariri s’est entretenu hier avec l’ambassadeur d’Arabie saoudite, Abdel-Aziz Khoja, qui s’est abstenu de toute déclaration à la presse.
Dans un entretien accordé à la BBC, il a affirmé vouloir commencer le nouveau mandat présidentiel par une réconciliation. « Le choix de M. Fouad Siniora (à la tête du gouvernement) pourrait être le début de la réconciliation. Les intentions véritables de toutes les parties à l’égard du gouvernement doivent apparaître », a-t-il ajouté, indiquant que les contacts en cours avec l’opposition montrent que « celle-ci est prête à faciliter » la formation du prochain cabinet.
Il a indiqué que des contacts indirects sont établis avec le Hezbollah, mais que la communication se maintient avec le président de la Chambre, Nabih Berry, « ce qui va permettre en définitive de dégager une réconciliation quelque part ».
Interrogé au sujet du discours du secrétaire général du Hezbollah, sayyed Hassan Nasrallah, M. Hariri a affirmé qu’il aurait souhaité qu’il « soit meilleur ». « J’aurais souhaité une allocution plus calme. Nous venons de conclure l’accord de Doha qui a éloigné du Liban le danger de la discorde communautaire qui pesait sur lui. Nous sommes rentrés du Qatar en pensant que le discours politique allait être plus calme et aider à rétablir la sérénité dans le pays », a-t-il fait valoir. M. Hariri a rappelé qu’avant les incidents sanglants de Beyrouth, il avait exprimé la volonté de tenir des réunions avec MM. Berry et Nasrallah, et que ses vœux étaient restés lettre morte. « Ce qui s’est passé dernièrement est énorme et très grave. De simples rencontres ne peuvent pas améliorer le climat ambiant, aussi importantes soient-elles. Beaucoup d’éléments doivent être clarifiés avant que la rencontre n’ait lieu », a-t-il encore dit.
Prié de commenter les propos du secrétaire général du Hezbollah au sujet de la stratégie de défense, M. Hariri a répondu : « Personne ne peut refuser d’aborder quoi que ce soit, surtout que nous allons reprendre le dialogue. Voulait-il (sayyed Nasrallah) hausser le seuil avant d’arriver à la table de dialogue ? La question se pose. Personnellement, je ne pense pas que quelqu’un peut barrer la voie à l’autre dans le cadre d’un dialogue. » En réponse à une autre question, il a indiqué que « personne n’en veut aux armes du Hezbollah. La partie qui parle le plus des armes du Hezbollah, c’est le Hezbollah lui-même ».
Prié de dire si la victoire militaire du parti de Dieu pourra se traduire par une victoire politique au sein du gouvernement, M. Hariri a répondu : « Cela ne se produira pas. » Et d’affirmer en réponse à une autre question : « Durant les derniers événements, ils ont dit que Beyrouth a été encerclée soi-disant à cause de deux décisions prises en Conseil des ministres. Les deux n’avaient pas été mises à exécution et le gouvernement ainsi que le 14 Mars ont eu le courage de les retirer. La question qui se pose aujourd’hui est de savoir comment ils vont retirer le sang qui a été versé à Beyrouth. »
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats Le chef du Courant du futur, Saad Hariri, a affirmé vouloir commencer le nouveau mandat par une réconciliation, soulignant que les deux parties rivales doivent faire preuve de bonne volonté et faisant état de contacts indirects avec le Hezbollah. Il a en outre indiqué que la victoire militaire du Hezbollah sur le terrain ne se traduira pas par une victoire politique au sein du gouvernement.
M. Hariri s’est entretenu hier avec l’ambassadeur d’Arabie saoudite, Abdel-Aziz Khoja, qui s’est abstenu de toute déclaration à la presse.
Dans un entretien accordé à la BBC, il a affirmé vouloir commencer le nouveau mandat présidentiel par une réconciliation. « Le choix de M. Fouad Siniora (à la tête du gouvernement) pourrait être le début de la réconciliation. Les intentions véritables de toutes les parties à...