Rechercher
Rechercher

Actualités - Chronologie

Réactions contrastées suite à la nomination du Premier ministre

Quelques instants après avoir quitté le palais présidentiel à Baabda où il s’était rendu pour communiquer au président de la République, Michel Sleimane, le soutien apporté par son bloc à la candidature de Fouad Siniora à la tête du gouvernement, le chef de la majorité parlementaire Saad Hariri s’est rendu au Sérail, accompagné notamment de Bahia Hariri et du vice-président de la Chambre, Farid Makari. Cette visite du bloc Hariri, qui avait principalement pour but de soutenir la candidature de Fouad Siniora pour un deuxième mandat à la tête du gouvernement, a aussi permis d’effectuer un rapide tour d’horizon sur l’évolution de la situation interne. Le ministre démissionnaire de la Jeunesse et des Sports, Ahmad Fatfat, a tenu à souligner à cet égard que « la désignation du président Siniora a été faite à l’unanimité ». Le 14 Mars a « construit sa décision sur les aspirations de l’opinion publique », a ajouté le ministre avant de se demander « pourquoi l’opposition perçoit la nomination de Siniora comme une provocation », puisque celle-ci se déroule « dans le cadre des normes constitutionnelles ». M. Fatfat s’est étonné que l’opposition se soit montrée unanime dans son refus d’opter pour M. Siniora et a indiqué que « sur ce plan, l’opposition n’a pas remporté de victoire, contrairement à ce qu’elle pensait. Elle n’a pas réussi à l’évincer, en dépit de tout ce qu’elle a fait ». « Ce n’est pas une question de victoire, pour aucune des parties. C’est le Liban qui est sorti victorieux », a-t-il aussi soutenu. Il a en outre tenu à préciser que la réunion élargie du 14 Mars de mardi soir « n’a pas été consacrée à l’examen des portefeuilles ministériels ». Pour l’ancien Premier ministre Nagib Mikati, « le gouvernement ne pourra pas réussir dans sa mission si le sentiment de vainqueur et de vaincu continue de persister ». M. Mikati, qui s’exprimait après avoir reçu l’ambassadeur du Koweït au Liban, Abdelal Kinaï, a relevé que « chaque partie a le droit de nommer qui elle veut à la tête du gouvernement, du moins en théorie. Mais en pratique, c’est une question fondamentale car nous nous trouvons actuellement dans une phase fondatrice et il n’est pas suffisant d’instaurer un cessez-le-feu ou d’oublier tout simplement l’étape précédente ». Nagib Mikati s’est par ailleurs entretenu avec le chef de la Délégation de la Commission européenne au Liban, Patrick Laurent, avec lequel il a discuté du 13e Congrès partenariat euro-méditerranéen qui va avoir lieu le 3 juillet prochain. L’ancien Premier ministre Omar Karamé a pour sa part relevé que « le président Siniora n’aura pas les mains libres » durant son prochain mandat. Le chef du Parti communiste libanais, Khaled Hdédeh, a quant à lui indiqué que M. Siniora revenait à la tête du gouvernement pour « poursuivre la crise qui continue de sévir ».
Quelques instants après avoir quitté le palais présidentiel à Baabda où il s’était rendu pour communiquer au président de la République, Michel Sleimane, le soutien apporté par son bloc à la candidature de Fouad Siniora à la tête du gouvernement, le chef de la majorité parlementaire Saad Hariri s’est rendu au Sérail, accompagné notamment de Bahia Hariri et du vice-président de la Chambre, Farid Makari. Cette visite du bloc Hariri, qui avait principalement pour but de soutenir la candidature de Fouad Siniora pour un deuxième mandat à la tête du gouvernement, a aussi permis d’effectuer un rapide tour d’horizon sur l’évolution de la situation interne.
Le ministre démissionnaire de la Jeunesse et des Sports, Ahmad Fatfat, a tenu à souligner à cet égard que « la désignation du président Siniora a été...