La Birmanie continue d’ouvrir lentement
la porte à l’aide étrangère
le 29 mai 2008 à 00h00
Plus de trois semaines après le passage du cyclone qui a fait au moins 133 600 morts et disparus et 2,4 millions de sinistrés, les organisations humanitaires faisaient état de signes d’ouverture croissants de la part d’une junte militaire jusqu’à récemment hostile à toute aide extérieure. De nombreux humanitaires étrangers attendent depuis des semaines un visa pour la Birmanie, tandis que ceux qui sont déjà à Rangoun rencontrent des difficultés à être autorisés à se rendre dans la zone dévastée du delta.
Les différentes agences de l’ONU disposent de plus de 200 personnes à Rangoun. Six travailleurs du Fonds des Nations unies pour l’enfance (Unicef) et au moins trois du Programme alimentaire mondial (PAM) ont pu se rendre dans l’Irrawaddy, a indiqué Richard Horsey, un porte-parole de l’ONU à Bangkok. M. Horsey s’est montré optimiste. « Les plus gros obstacles auxquels nous étions confrontés ont été levés. À partir de maintenant, l’effort d’aide va monter en puissance rapidement », a-t-il affirmé, en soulignant que les autorités birmanes ont adopté « une ligne souple ».
« On assiste à un peu d’ouverture », a également estimé une porte-parole de Médecins sans frontières (MSF) à Bangkok, Véronique Terrasse. Après de longues attentes, MSF a pu envoyer une douzaine d’étrangers dans le delta. Cela n’a pas été le cas pour d’autres organisations. Florian Meyer, de l’association allemande Arbeiter Samariter Bund, a ainsi renoncé à rester en Birmanie après avoir attendu en vain pendant deux semaines à Rangoun une autorisation pour se rendre dans le delta. « Je quitte Rangoun demain avec beaucoup de frustration », a-t-il témoigné hier. La Fédération internationale de la Croix-Rouge a également indiqué que 30 de ses expatriés à Rangoun attendaient toujours le feu vert des autorités pour partir dans le delta.
Le régime birman a fait une concession en annonçant que les particuliers qui affluent spontanément dans les régions affectées par le cyclone pour y distribuer vivres et vêtements étaient les bienvenus. Jusqu’à présent, les autorités locales faisaient tout pour les dissuader de réconforter les milliers de miséreux massés au bord des routes pour mendier de l’aide aux voitures de passage. Le quotidien d’État New Light of Myanmar a, par ailleurs, lancé un inhabituel appel aux dons privés, demandant tracteurs, carburants et engrais pour les paysans du delta dont les rizières ont été dévastées et les animaux de trait décimés par le cyclone.
La junte birmane s’ouvre timidement à l’aide étrangère depuis la visite la semaine dernière du secrétaire général de l’ONU Ban Ki-moon.
Plus de trois semaines après le passage du cyclone qui a fait au moins 133 600 morts et disparus et 2,4 millions de sinistrés, les organisations humanitaires faisaient état de signes d’ouverture croissants de la part d’une junte militaire jusqu’à récemment hostile à toute aide extérieure. De nombreux humanitaires étrangers attendent depuis des semaines un visa pour la Birmanie, tandis que ceux qui sont déjà à Rangoun rencontrent des difficultés à être autorisés à se rendre dans la zone dévastée du delta.
Les différentes agences de l’ONU disposent de plus de 200 personnes à Rangoun. Six travailleurs du Fonds des Nations unies pour l’enfance (Unicef) et au moins trois du Programme alimentaire mondial (PAM) ont pu se rendre dans l’Irrawaddy, a indiqué Richard Horsey, un porte-parole de l’ONU à Bangkok....
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