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Il y a vingt ans, le chef-d’œuvre de Van Basten

Un but de gala consécutif à une reprise de volée impensable a propulsé l’actuel sélectionneur des Pays-Bas, Marco Van Basten, parmi les meilleurs attaquants de l’histoire le 25 juin 1988, il y a près de 20 ans, lors de la finale de l’Euro 88 gagnée (2-0) par les Oranje face à la Russie. Un chef-d’œuvre tellement spectaculaire qu’il est demeuré dans les mémoires de tous les amateurs de beau jeu. Un coup de génie réussi à Munich qui figure parmi les dix plus beaux buts de l’histoire du football, selon un sondage réalisé en 2000 par la Fédération internationale (FIFA). « J’ai eu un maximum de réussite sur ce coup-là », avait avoué Van Basten, à l’époque âgé de 23 ans. « En une fraction de seconde, j’ai trouvé la seule et unique trajectoire susceptible de tromper Rinat Dasaev », le gardien russe, avait-il expliqué. Et quelle trajectoire ! Un long centre venu de la gauche du pied d’Arnold Mühren trouve Van Basten décalé à droite du but russe. L’angle est fermé, mais « San Marco » réussit une volée qui permet au ballon de surmonter Dasaev avant de prendre une courbe légèrement descendante pour se loger sous la transversale. Le stade de Munich explose. Certains joueurs néerlandais se regardent, incrédules, avant de fondre sur Van Basten. Le sélectionneur Rinus Michels se frotte les yeux: il pleure. Pas titulaire Ce bijou confirme le succès des Bataves qui avaient ouvert le score quelques instants plus tôt par Ruud Gullit. « Ce n’est peut-être pas le plus beau de ma carrière, mais il a marqué les esprits car il fut réalisé en finale d’un grand tournoi et face au meilleur gardien du monde », dira un peu plus tard Van Basten, estimant alors que son ciseau réussi sous les couleurs de l’Ajax un an plus tôt, en championnat face à Den Bosch, constituait son but le plus abouti. « J’ai eu ce soupçon de chance que n’avaient pas eu mes compatriotes lors des finales des Mondiaux 1974 et 1978 alors que les Pays-Bas avaient la meilleure équipe de la planète », dira encore la star néerlandaise, sincèrement modeste. Ce but était le cinquième de Marco Van Basten lors de l’Euro 88 au terme duquel il fut consacré meilleur buteur et meilleur joueur. Alors qu’il n’était même pas titulaire à l’entame du tournoi. Opéré d’une cheville quelques semaines avant le début du championnat d’Europe, Van Basten n’était « pas revenu à son meilleur niveau », avait estimé Rinus Michels, plus tard démenti par les faits. « Marco possède une qualité qui ne s’apprend pas et, surtout, qui ne se perd pas : l’instinct », dira son équipier John Van’t Schip, aujourd’hui son adjoint à la tête de la sélection néerlandaise. « Cruyff était supérieur dans les courses et l’enchaînement de dribbles, mais Marco est meilleur dans les espaces réduits et face au but », ajoutera-t-il, admiratif devant le talent de son ami, triple Ballon d’or (1988, 1989 et 1992), qui fera le bonheur du grand Milan AC de 1987 à 1995 avant de voir sa carrière abrégée par de récurrents problèmes aux genoux et aux chevilles.
Un but de gala consécutif à une reprise de volée impensable a propulsé l’actuel sélectionneur des Pays-Bas, Marco Van Basten, parmi les meilleurs attaquants de l’histoire le 25 juin 1988, il y a près de 20 ans, lors de la finale de l’Euro 88 gagnée (2-0) par les Oranje face à la Russie.
Un chef-d’œuvre tellement spectaculaire qu’il est demeuré dans les mémoires de tous les amateurs de beau jeu. Un coup de génie réussi à Munich qui figure parmi les dix plus beaux buts de l’histoire du football, selon un sondage réalisé en 2000 par la Fédération internationale (FIFA).
« J’ai eu un maximum de réussite sur ce coup-là », avait avoué Van Basten, à l’époque âgé de 23 ans.
« En une fraction de seconde, j’ai trouvé la seule et unique trajectoire susceptible de tromper Rinat Dasaev », le gardien...