L’inflation poursuit sa poussée en Égypte, l’indice des prix en zone urbaine ayant atteint en avril 16,4 % sur un an, un record en trois ans, contre 14,4 % en mars, selon les statistiques officielles rendues publiques hier.
Alors que le gouvernement se trouve entraîné dans une spirale de hausses, le président de l’agence des statistiques Capmas, Abou Bakr al-Guendi, a précisé que la hausse de cet index était largement due aux produits alimentaires. En un an, les produits alimentaires ont flambé de 22 %, et de 1,6 % sur un mois, en dépit d’une baisse des prix du riz de 8,4 %, de la farine de 6,5 % ou de l’huile végétale de 2,4 %.
Cet index ne concerne que les zones urbaines, la hausse de l’index pour les zones rurales et celle de l’index général (15,8 % en mars) n’ayant pas été communiquées par le patron du Capmas.
Après l’annonce spectaculaire par le président Hosni Moubarak d’une augmentation des traitements des fonctionnaires de 30 %, un train de hausses de 30 à 50 %, notamment sur l’essence et les cigarettes, a été adopté dans la foulée. M. Guendi a indiqué que ces hausses se refléteraient dans les prochains indices mensuels des prix alors que des experts indépendants se demandent si l’Égypte n’est pas entrée dans un cycle inflationniste hors contrôle.
Un nouveau relèvement de 0,5 % des taux directeurs, déjà relevés deux fois par la Banque centrale depuis le début 2008, est désormais attendu. Ils sont déjà à un niveau élevé : 9,5 % pour les dépôts et 11,5 % pour les prêts.
Si le taux de croissance de l’Égypte tourne autour des 7 % par an, la pauvreté s’est encore aggravée depuis 2000, d’après la Banque mondiale, avec 44 % des 80 millions d’habitants sous ou près du seuil de pauvreté.
Provoquant une grande tension sociale, le « panier » d’un ménage moyen égyptien en denrées alimentaires – 40 % de l’indice des prix – s’est renchéri de 50 % depuis le début de l’année, a estimé le Programme alimentaire mondial (PAM).
L’inflation poursuit sa poussée en Égypte, l’indice des prix en zone urbaine ayant atteint en avril 16,4 % sur un an, un record en trois ans, contre 14,4 % en mars, selon les statistiques officielles rendues publiques hier.
Alors que le gouvernement se trouve entraîné dans une spirale de hausses, le président de l’agence des statistiques Capmas, Abou Bakr al-Guendi, a précisé que la hausse de cet index était largement due aux produits alimentaires. En un an, les produits alimentaires ont flambé de 22 %, et de 1,6 % sur un mois, en dépit d’une baisse des prix du riz de 8,4 %, de la farine de 6,5 % ou de l’huile végétale de 2,4 %.
Cet index ne concerne que les zones urbaines, la hausse de l’index pour les zones rurales et celle de l’index général (15,8 % en mars) n’ayant pas été communiquées par le patron...
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