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Actualités - Chronologie

Terrorisme Le dirigeant d’el-Qaëda au Pakistan appelle ses partisans à cesser les combats

Un chef tribal, Baïtullah Mehsud, dirigeant d’el-Qaëda au Pakistan et accusé d’une récente vague sans précédent d’attentats, a appelé ses combattants à cesser le feu, au moment où le nouveau gouvernement prépare un accord de paix, notamment avec son groupe, le Mouvement des talibans du Pakistan (Tehreek-e-taliban Pakistan, TTP). L’appel, communiqué par voie de tract, avertit que ceux qui violeront les ordres de M. Mehsud seront « sévèrement punis ». Ils seront notamment « pendus sur la place publique par les pieds », lit-on dans le tract. L’armée pakistanaise s’est félicitée de cette annonce de cessez-le-feu unilatérale, mais reste prudente. « S’ils cessent leurs activités de combattants, c’est une évolution positive », a commenté pour l’AFP le porte-parole de l’armée, le général Athar Abbas. Mais les militaires n’en ont pas été officiellement informés, a-t-il tempéré. L’ancienne opposition au président Pervez Musharraf a remporté les législatives du 18 février et, dès la formation d’un gouvernement de coalition début avril, elle a ouvert des pourparlers avec certains combattants islamistes des zones tribales. Le nouveau gouvernement espère ainsi infléchir la stratégie de l’offensive militaire qu’avait privilégiée ces derniers temps M. Musharraf, l’un des alliés-clés de Washington dans sa « guerre contre le terrorisme ». Islamabad espère ainsi prolonger la trêve relative que connaît le pays, depuis les législatives, dans la vague d’attentats qui avaient fait plus de 1 070 morts en 15 mois. Baïtullah Mehsud, qui a fait allégeance à el-Qaëda, selon Washington et les services de sécurité pakistanais, est recherché par les autorités depuis qu’il a été formellement accusé par un tribunal d’être responsable de la vague d’attentats récents, en particulier celui qui a coûté la vie à l’ex-Premier ministre Benazir Bhutto le 27 décembre. Or, le parti de Benazir Bhutto dirige aujourd’hui le gouvernement de coalition, contraint à une cohabitation conflictuelle avec le président Musharraf. Dès mercredi, Washington a réagi avec fermeté à l’annonce d’un possible accord avec les combattants fondamentalistes. « Nous sommes inquiets, et ce que nous les encourageons à faire, c’est de continuer à combattre les terroristes », a dit la porte-parole de la Maison-Blanche, Dana Perino.
Un chef tribal, Baïtullah Mehsud, dirigeant d’el-Qaëda au Pakistan et accusé d’une récente vague sans précédent d’attentats, a appelé ses combattants à cesser le feu, au moment où le nouveau gouvernement prépare un accord de paix, notamment avec son groupe, le Mouvement des talibans du Pakistan (Tehreek-e-taliban Pakistan, TTP). L’appel, communiqué par voie de tract, avertit que ceux qui violeront les ordres de M. Mehsud seront « sévèrement punis ». Ils seront notamment « pendus sur la place publique par les pieds », lit-on dans le tract. L’armée pakistanaise s’est félicitée de cette annonce de cessez-le-feu unilatérale, mais reste prudente. « S’ils cessent leurs activités de combattants, c’est une évolution positive », a commenté pour l’AFP le porte-parole de l’armée, le général Athar...