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Banque UBS se dote d’un nouveau président et revoit son fonctionnement

UBS a annoncé hier revoir le fonctionnement de ses activités, et notamment de sa banque d’investissement, alors que ses actionnaires ont approuvé la nomination du nouveau président Peter Kurer, pourtant critiqué pour son manque d’expérience. Les quelque 4 000 actionnaires d’UBS, réunis en assemblée générale à Bâle, ont également approuvé l’augmentation de capital de 15 milliards de francs suisses (9,3 milliards d’euros) destinée à renflouer la banque après une dépréciation d’actifs de plus de 37 milliards de dollars, la plus importante au monde. Pendant plus de six heures, une cinquantaine de petits porteurs se sont succédé à la tribune pour laisser libre cours à leur colère. La banque, qui a été sévèrement attaquée pour son modèle intégré, a également annoncé une réorganisation de ses activités, la banque d’investissement – rendue en partie responsable de la débâcle dans les « subprimes » – devant être moins financée par les autres activités du groupe. « Nous n’avons pas suffisamment remis en question » ce modèle, a reconnu le directeur général Marcel Rohner. « Nous avons travaillé à la solidité de notre bilan et offert des possibilités de financement intéressantes pour des activités que nous aurions dû financer à des conditions plus chères en raison du risque couru », a-t-il ajouté. Selon lui, UBS a « utilisé l’excédent de trésorerie provenant de la gestion de fortune pour favoriser la croissance organique de la banque d’affaires. C’était une erreur ». Le directeur général a également affirmé vouloir concentrer la banque d’investissement sur les opérations les plus rentables, tout en réaffirmant le rôle prépondérant de son cœur de métier, la gestion de fortune. La banque d’investissement « doit générer elle-même le capital dont elle a besoin pour sa croissance future ». L’établissement helvétique va aussi mettre en place un comité des risques, qui « analysera systématiquement et en permanence les portefeuilles de la banque ». « Il s’agit notamment d’analyser l’organisation et la forme de notre Investment Bank (banque d’investissement, NDLR), mais aussi de délimiter clairement la propension au risque de notre entreprise », selon le nouveau président Peter Kurer. Ce dernier a été approuvé, sous les sifflets et huées des petits porteurs, comme successeur de l’ex-président Marcel Ospel, qui a démissionné le 1er avril après l’annonce d’une nouvelle dépréciation et une perte attendue de 12 milliards de francs suisses au premier trimestre. La nomination au poste de président du directeur des affaires juridiques, critiqué pour son manque d’expérience dans les finances, avait occasionné une levée de boucliers. En tête des opposants à la nomination de M. Kurer figure un ancien directeur général de la banque, Luqman Arnold, qui dirige désormais sa propre société d’investissement britannique Olivant. « M. Kurer n’a aucune expérience bancaire, stratégique ou en matière de crédit et de risque de marché, qui sont des compétences cruciales vu la situation dans laquelle se trouve UBS », avait estimé M. Arnold. UBS a fait approuver une nouvelle augmentation de capital de 15 milliards de francs suisses. Contrairement à la première de 13 milliards réservée au fonds souverain singapourien GIC et un autre anonyme du Moyen-Orient, cette nouvelle levée de fonds est destinée aux actionnaires actuels. Aussi, le nouveau président d’UBS, Peter Kurer, a affirmé hier voir « la lumière au bout du tunnel » de la crise hypothécaire. UBS est « beaucoup plus optimiste qu’il y a quelques mois, mais tout dépend des conditions de marché », a-t-il ajouté.
UBS a annoncé hier revoir le fonctionnement de ses activités, et notamment de sa banque d’investissement, alors que ses actionnaires ont approuvé la nomination du nouveau président Peter Kurer, pourtant critiqué pour son manque d’expérience.
Les quelque 4 000 actionnaires d’UBS, réunis en assemblée générale à Bâle, ont également approuvé l’augmentation de capital de 15 milliards de francs suisses (9,3 milliards d’euros) destinée à renflouer la banque après une dépréciation d’actifs de plus de 37 milliards de dollars, la plus importante au monde.
Pendant plus de six heures, une cinquantaine de petits porteurs se sont succédé à la tribune pour laisser libre cours à leur colère.
La banque, qui a été sévèrement attaquée pour son modèle intégré, a également annoncé une réorganisation de ses...