Murr encourage les députés à rester à l’écoute
des conseils municipaux et des moukhtars
le 23 avril 2008 à 00h00
Pressé de questions par la presse à son arrivée au Parlement, le député Michel Murr a affirmé ne pas partager le point de vue de ceux qui affirment que le Parlement est fermé. « Le président Berry n’a pas verrouillé la Chambre. Ce qui se passe est que les députés viennent aux séances qu’il convoque, mais le quorum fait défaut », a-t-il dit, en s’interrogeant que le point de savoir s’il est possible de régler quoi que ce soit au Liban sans dialogue.
Interrogé au sujet de son appel à l’élection du général Sleimane à la tête de l’État et des meetings organisés par les conseils municipaux et des moukhtars à cette fin, M. Murr a répondu : « Nous nous adressons aux députés qui ne veulent rien entendre. Je les ai avertis aujourd’hui que ces gens-là (les moukhtars et les membres des conseils municipaux) sont de grands électeurs et qu’ils doivent discuter avec eux parce qu’ils peuvent un jour leur demander des comptes. Ils peuvent bien interroger les députés sur leurs actions et leur dire : Vous encaissez vos salaires à la fin du mois, vous ne venez pas au Parlement, vous ne vous occupez pas des régions. Que faites-vous ? La base populaire est contre un boycottage des réunions (parlementaires). En les boycottant, vous maintenez le vide, le vide constitutionnel, ce que personne ne peut accepter. Je parle de ma région. Personne n’y accepte que le vide perdure. »
Il a affirmé avoir expliqué tout cela aux députés du Bloc parlementaire de la réforme et du changement, avant de préciser qu’il avait été le seul, avec M. Pierre Daccache, à entrer dans l’hémicycle.
M. Murr a insisté sur « le devoir » de ses collègues d’élire un chef de l’État « en coordination avec nos frères chiites qui représentent une partie importante de la population ». « Il n’est pas permis qu’un président de la République soit élu et qu’un gouvernement soit formé, sans l’accord des chiites », a-t-il observé, estimant que les députés du bloc du général Michel Aoun « doivent adopter une position claire sur la scène chrétienne ». « Ce bloc constitue un pont pour les chiites. Lorsqu’il expliquera sa position sur la scène chrétienne, le Hezbollah ne pourra que réagir favorablement à sa démarche parce qu’il est contraint de se tenir du côté du général » Aoun, a-t-il encore dit, en encourageant les députés du Bloc de la réforme et du changement à essayer de convaincre le Hezbollah de l’importance d’organiser la présidentielle et en se disant prêt à se rendre lui-même auprès du secrétaire général du Hezbollah, sayyed Hassan Nasrallah, si le bloc voulait le déléguer pour cela.
Pressé de questions par la presse à son arrivée au Parlement, le député Michel Murr a affirmé ne pas partager le point de vue de ceux qui affirment que le Parlement est fermé. « Le président Berry n’a pas verrouillé la Chambre. Ce qui se passe est que les députés viennent aux séances qu’il convoque, mais le quorum fait défaut », a-t-il dit, en s’interrogeant que le point de savoir s’il est possible de régler quoi que ce soit au Liban sans dialogue.
Interrogé au sujet de son appel à l’élection du général Sleimane à la tête de l’État et des meetings organisés par les conseils municipaux et des moukhtars à cette fin, M. Murr a répondu : « Nous nous adressons aux députés qui ne veulent rien entendre. Je les ai avertis aujourd’hui que ces gens-là (les moukhtars et les membres des conseils...
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