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Sleimane : Je refuse de présider un cabinet de transition

Le commandant en chef de l’armée, le général Michel Sleimane, a mis en exergue hier son rejet catégorique de l’idée selon laquelle il assurerait la présidence d’un gouvernement de transition. Le général Sleimane a estimé devant ses hôtes que cette proposition constitue une atteinte flagrante à l’accord de Taëf, qui met en évidence la nécessité de procéder à des consultations parlementaires obligatoires, et un contournement d’une solution sérieuse fondée sur l’élection présidentielle. Selon des informations retransmises hier par la chaîne d’informations de Future TV, le général Sleimane campe sur sa position au sujet de son intention de se retirer à la suite de la fin de son mandat à la tête de l’institution militaire. Les hôtes du commandant en chef de l’armée ont ainsi indiqué qu’il s’apprête à prendre congé hors du pays à partir du 21 août, sans pour autant qu’il ne renonce aux efforts qu’il déploie pour assurer la stabilité, et pour préserver l’institution militaire et la dignité de ses officiers et de ses soldats. Le général Sleimane a appelé tout le monde à assumer ses responsabilités pour qu’on ne dise pas qu’il a renoncé à ses devoirs s’il annonce son intention de mettre fin à ses fonctions, alors que les autres n’assument pas leurs responsabilités, surtout en ce qui concerne le fait de se rendre au Parlement et d’élire un président. Le général Sleimane a par ailleurs affirmé qu’il refuse toute prorogation de son mandat à la tête de l’armée. Une telle proposition est peu crédible et susciterait bien des interrogations, a-t-il dit. Cette solution ne pourrait être adoptée que si la Chambre se réunissait et décidait de proroger le mandat pour une durée déterminée courte, a-t-il noté. Mais d’autres conditions sont également requises : la loi prorogeant le mandat devra spécifier quelles sont les prérogatives qu’assumera le chef de l’armée, et les parties devront s’engager à mettre en place une solution rapide pour l’élection d’un président. Michel Sleimane considère que la prorogation de son mandat à la tête de l’armée ne serait pas résolue par une proposition du ministre de l’Intérieur qui obtiendrait l’accord du Conseil des ministres, selon les mêmes sources. Il ne voit aucun inconvénient à ce que le chef d’état-major Chawqi el-Masri soit nommé à la tête de l’institution. Tout comme il ne voit pas d’inconvénient à ce que l’on considère ces conditions comme un moyen de pression sur les parties politiques pour qu’elles s’entendent sur sa candidature ou sur un autre candidat consensuel.
Le commandant en chef de l’armée, le général Michel Sleimane, a mis en exergue hier son rejet catégorique de l’idée selon laquelle il assurerait la présidence d’un gouvernement de transition.
Le général Sleimane a estimé devant ses hôtes que cette proposition constitue une atteinte flagrante à l’accord de Taëf, qui met en évidence la nécessité de procéder à des consultations parlementaires obligatoires, et un contournement d’une solution sérieuse fondée sur l’élection présidentielle.
Selon des informations retransmises hier par la chaîne d’informations de Future TV, le général Sleimane campe sur sa position au sujet de son intention de se retirer à la suite de la fin de son mandat à la tête de l’institution militaire. Les hôtes du commandant en chef de l’armée ont ainsi indiqué qu’il...