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La majorité sceptique sur l’utilité d’un retour au dialogue

Le 14 Mars ne cache pas son scepticisme quant à la finalité de l’appel du président de la Chambre, Nabih Berry, au dialogue et insiste toujours sur l’élection – prioritaire pour lui – d’un président de la République qui dirigera lui-même le dialogue. « Il est inutile de rouvrir un dialogue qui ne soit pas placé sous le parrainage d’un président consensuel de la République », a déclaré le ministre d’État pour les Relations avec le Parlement, Michel Pharaon, en insistant sur un assainissement des relations libano-syriennes « parce que les résolutions adoptées à la conférence nationale de dialogue n’ont pas été concrétisées et que toutes les revendications libanaises et arabes adressées à la Syrie ont été bloquées ». Faisant allusion à la tournée arabe du président de la Chambre, Nabih Berry, M. Pharaon a estimé que l’opposition « entreprend une action pour essayer d’atténuer la pression, pour gagner du temps et présenter la crise comme étant un simple différend interlibanais dont le règlement nécessite un dialogue ou encore en adoptant des positions positives dans la forme seulement, parce qu’au niveau pratique, elle ne prend aucune mesure concrète pour atténuer la crise et mettre fin à la paralysie des institutions ». Il a indiqué que l’initiative de M. Berry, « qui ne fait pas l’unanimité au sein de l’opposition même », soulève de nombreuses interrogations, surtout à la lumière du blocage des résolutions de la conférence de dialogue. Favorable à l’élection d’un président consensuel qui parrainera le dialogue, le député Atef Majdalani a estimé que « la façon avec laquelle M. Berry a présenté l’ordre du jour du dialogue, composé de deux points, constitue un retour à la table des concertations qui s’était tenue après la guerre de juillet et au cours de laquelle sayyed Hassan Nasrallah et M. Berry avaient avancé ces deux mêmes points : le gouvernement d’entente nationale et l’élaboration d’une nouvelle loi électorale ». Après avoir indiqué que la majorité souhaite « un dialogue réel et non pas formel », il a souligné que celle-ci « préfère que ce dialogue soit dirigé par une personnalité neutre alors que le président de la Chambre reconnaît lui-même qu’il est partie prenante » au conflit. Le député Azzam Dandachi a accusé l’opposition de « chercher à déformer la vérité et à inverser les priorités », jugeant que « les équipes du Rif de Damas et de la banlieue de Téhéran ne sont pas habilitées au dialogue ». Son collègue Ahmad Ftouh a pour sa part exclu la possibilité d’un règlement de la crise dans un proche avenir.
Le 14 Mars ne cache pas son scepticisme quant à la finalité de l’appel du président de la Chambre, Nabih Berry, au dialogue et insiste toujours sur l’élection – prioritaire pour lui – d’un président de la République qui dirigera lui-même le dialogue.
« Il est inutile de rouvrir un dialogue qui ne soit pas placé sous le parrainage d’un président consensuel de la République », a déclaré le ministre d’État pour les Relations avec le Parlement, Michel Pharaon, en insistant sur un assainissement des relations libano-syriennes « parce que les résolutions adoptées à la conférence nationale de dialogue n’ont pas été concrétisées et que toutes les revendications libanaises et arabes adressées à la Syrie ont été bloquées ».
Faisant allusion à la tournée arabe du président de la Chambre, Nabih...