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États-Unis Le déficit commercial se creuse malgré le dollar faible

Le déficit commercial des États-Unis s’est creusé à 62,3 milliards de dollars en février contre 59 milliards en janvier, les importations progressant toujours malgré le dollar faible, a indiqué hier le département américain du Commerce. C’est une déception pour les analystes qui tablaient sur 57,4 milliards seulement. C’est aussi le déficit le plus important enregistré depuis novembre 2007. « Les chiffres d’aujourd’hui suggèrent toujours que la balance commerciale sera un contributeur positif à la croissance pour le premier trimestre, mais dans une moindre mesure que ce que nous pensions auparavant », a estimé Marie-Pierre Ripert, de Natixis. Les importations ont progressé de 3,1 %, à 213,7 milliards de dollars, et ont atteint des niveaux record pour l’alimentation, les fournitures industrielles, les biens de consommation et les produits d’équipement. Cette hausse des importations témoigne d’une certaine vigueur de la demande intérieure malgré la menace de récession. Elle montre aussi les limites du dollar faible, qui devrait logiquement inciter les Américains à moins acheter à l’étranger tout en donnant un avantage à leurs propres exportations, rendues moins chères par la dépréciation de leur monnaie. De leur côté, les exportations ont augmenté de 2 % à 151,4 milliards de dollars, avec une vigueur surtout marquée pour les fournitures industrielles et les produits alimentaires. Les analystes avertissent toutefois que la situation pourrait se détériorer rapidement si la demande mondiale venait à ralentir, entraînant avec elle une décélération des exportations américaines. « La balance commerciale sera sans doute un plus pour l’économie américaine au premier semestre, mais d’autres secteurs de l’économie seront assez faibles pour provoquer une contraction de la croissance », a estimé Rishi Sondhi, de la banque RBC. Les économistes sont de plus en plus nombreux à prévoir une contraction de l’activité aux États-Unis, et le Fonds monétaire international (FMI) vient lui-même d’estimer dans son rapport de printemps que la première économie mondiale connaîtrait une « légère récession » cette année. Sur le front de l’emploi, un autre indice est venu rappeler hier que la menace est toujours présente : même si les inscriptions hebdomadaires ont chuté la semaine dernière de 53 000, ce chiffre est très volatil et l’évolution sur quatre semaines révèle que le nombre de nouveaux chômeurs continue d’augmenter. « Pour empêcher que cette faiblesse n’évolue vers un repli prolongé, la Fed va sans doute continuer à baisser ses taux », a ajouté l’analyste de RBC. La banque centrale américaine (Fed) se réunit les 29 et 30 avril, et les analystes pensent qu’elle va abaisser d’un quart ou d’un demi-point son taux directeur, actuellement fixé à 2,25 %.
Le déficit commercial des États-Unis s’est creusé à 62,3 milliards de dollars en février contre 59 milliards en janvier, les importations progressant toujours malgré le dollar faible, a indiqué hier le département américain du Commerce.
C’est une déception pour les analystes qui tablaient sur 57,4 milliards seulement. C’est aussi le déficit le plus important enregistré depuis novembre 2007.
« Les chiffres d’aujourd’hui suggèrent toujours que la balance commerciale sera un contributeur positif à la croissance pour le premier trimestre, mais dans une moindre mesure que ce que nous pensions auparavant », a estimé Marie-Pierre Ripert, de Natixis.
Les importations ont progressé de 3,1 %, à 213,7 milliards de dollars, et ont atteint des niveaux record pour l’alimentation, les fournitures industrielles, les...