Khaddam : Assad est lourdement
impliqué dans le dossier libanais
le 10 avril 2008 à 00h00
Si le sommet arabe de Damas n’a pas examiné le dossier libanais, c’est parce que ceux qui participaient à ce sommet savaient parfaitement que l’homme qui présidait le sommet était lourdement impliqué dans ce dossier, et non parce que le Premier ministre, Fouad Siniora, s’en était absenté. Si ceux qui assistaient au sommet avaient pu dire quoi que ce soit, ils auraient enjoint au chef de l’État syrien de ne plus s’ingérer dans les affaires libanaises.
L’avis est de M. Abdel-Halim Khaddam, ancien vice-président syrien en exil, qui présidait hier les travaux du Front du salut syrien (opposition) à Bruxelles.
Sur un autre plan, M. Khaddam a exclu une escalade au Liban, affirmant que le Hezbollah serait le « grand perdant » d’une telle confrontation, qui le transformerait en milice et aiguiserait la discorde entre sunnites et chiites. Par ailleurs, l’Iran serait « empêché de profiter » du Hezbollah, en cas d’escalade.
L’ancien dirigeant syrien estime « improbable » un retour aux attentats politiques au Liban. Ce serait presque là, pour la Syrie, reconnaître sa responsabilité dans ces attentats, a-t-il dit.
En ce qui concerne le tribunal international, M. Khaddam a raillé le ministre syrien des AE, Walid Moallem, qui avait affirmé que plusieurs États ont proposé à la Syrie de faire obstruction au tribunal international, en échange de sa coopération sur la crise libanaise.
« Je pense que Walid Moallem sait bien, dans son for intérieur, que ces propos ne sont pas vrais, mais c’est ce qu’il lui est demandé de dire. » « Ces propos sont irréalistes, a-t-il ajouté, car nous savons bien que le régime syrien fait l’impossible pour échapper au tribunal international. »
Si le sommet arabe de Damas n’a pas examiné le dossier libanais, c’est parce que ceux qui participaient à ce sommet savaient parfaitement que l’homme qui présidait le sommet était lourdement impliqué dans ce dossier, et non parce que le Premier ministre, Fouad Siniora, s’en était absenté. Si ceux qui assistaient au sommet avaient pu dire quoi que ce soit, ils auraient enjoint au chef de l’État syrien de ne plus s’ingérer dans les affaires libanaises.
L’avis est de M. Abdel-Halim Khaddam, ancien vice-président syrien en exil, qui présidait hier les travaux du Front du salut syrien (opposition) à Bruxelles.
Sur un autre plan, M. Khaddam a exclu une escalade au Liban, affirmant que le Hezbollah serait le « grand perdant » d’une telle confrontation, qui le transformerait en milice et aiguiserait la discorde...
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