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Actualités - Opinion

Abdallah et Moubarak au secours de l’initiative arabe…

Le sommet saoudo-égyptien qui va se tenir aujourd’hui en Égypte est une nouvelle preuve s’il en est que les relations de Damas avec Ryad et Le Caire sont loin d’avoir retrouvé un semblant de normalité. Et cela ne risque pas de se faire de sitôt sachant que douze jours se sont écoulés depuis le sommet arabe en terres syriennes, et que Damas n’a toujours rien fait pour diminuer l’intensité de la crise libanaise. Des sources bien informées soulignent que les facteurs de tension entre Damas et Ryad sont désormais les mêmes qu’entre Damas et Le Caire. À ce sujet, ces sources se sont arrêtées sur les récents propos de l’ambassadeur du royaume wahhabite accrédité au Caire, Hicham Nazer. Ce dernier a indiqué que les relations entre son pays et l’Égypte représentent « le noyau dur et la pierre angulaire d’un système régional arabe bien plus efficace et bien plus à même de dépasser les crises internes, les défis internationaux, et les règlements des dossiers chauds, tels que le Liban et l’Irak ». Quoi qu’il en soit, les sources précitées pensent que le roi Abdallah et le président Moubarak vont tout faire pour sortir l’initiative arabe sur le Liban de l’impasse dans laquelle elle pourrit, notamment en appuyant la demande de Beyrouth pour une réunion extraordinaire des ministres des Affaires étrangères de la Ligue. Laquelle réunion viendrait concrétiser les résolutions prises au cours de la rencontre panarabe du 11 mars, et qui portent sur la nécessité de rectifier les relations libano-syriennes. Une sorte de rééquilibrage qui devrait obligatoirement passer par un échange diplomatique, un tracé des frontières, etc. Les sources bien informées relèvent que la Syrie, qui assure depuis fin mars la présidence tournante de la Ligue, va examiner la demande du Premier ministre, censée être présentée prochainement au secrétariat général de la Ligue, qui se chargera lui-même de la distribuer aux pays membres. Et ce n’est pas un hasard si, dans le cadre de sa tournée régionale, Fouad Siniora a fait escale à Ryad, auprès du souverain wahhabite, à la veille du sommet saoudo-égyptien. Le roi Abdallah souhaitait entendre les propositions du Premier ministre, notamment celles qu’il a évoquées tout dernièrement avec le raïs égyptien. Et selon les dernières informations, le souverain wahhabite aurait agréé ces propositions. Cela veut dire en gros que Saoudiens et Égyptiens ne sont pas très chauds pour une reprise du dialogue interlibanais dans 8 jours sans que Michel Sleimane ne soit élu à la présidence libanaise ; cela veut dire aussi qu’ils vont discuter du dossier libanais en long et en large aujourd’hui à Charm el-Cheikh, et qu’ils estiment qu’un nouveau report du scrutin serait inadmissible à tous les niveaux, politique et économique notamment. Une précision s’impose : Ryad et Le Caire ne sont pas du tout contre la relance du dialogue à Beyrouth, mais pensent que le maître de cérémonie n’a pas le droit d’imposer un ordre du jour sans avoir au préalable consulté les forces de la majorité. Il n’en reste pas moins qu’il faut attendre pour voir ce que Nabih Berry va transmettre au roi Abdallah de la part de Bachar el-Assad au sujet des moyens de mettre en application l’initiative arabe sur le Liban – sachant que la date du rendez-vous du président de la Chambre à Ryad n’a toujours pas été fixée… Khalil FLEYHANE
Le sommet saoudo-égyptien qui va se tenir aujourd’hui en Égypte est une nouvelle preuve s’il en est que les relations de Damas avec Ryad et Le Caire sont loin d’avoir retrouvé un semblant de normalité. Et cela ne risque pas de se faire de sitôt sachant que douze jours se sont écoulés depuis le sommet arabe en terres syriennes, et que Damas n’a toujours rien fait pour diminuer l’intensité de la crise libanaise.
Des sources bien informées soulignent que les facteurs de tension entre Damas et Ryad sont désormais les mêmes qu’entre Damas et Le Caire. À ce sujet, ces sources se sont arrêtées sur les récents propos de l’ambassadeur du royaume wahhabite accrédité au Caire, Hicham Nazer. Ce dernier a indiqué que les relations entre son pays et l’Égypte représentent « le noyau dur et la pierre angulaire...